Quel topo en Hainaut un an après les élections communales?

Le 14 octobre 2012, on votait dans les 69 communes du Hainaut, comme dans les 589 communes du pays.
Le 14 octobre 2012, on votait dans les 69 communes du Hainaut, comme dans les 589 communes du pays. - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Le 14 octobre 2012, on votait dans les 69 communes du Hainaut, comme dans les 589 communes du pays. En Wallonie Picarde, à Mons-Borinage et dans le Centre, 17 nouveaux bourgmestres ont fait leur apparition. Et on compte à peu près autant de nouvelles coalitions au pouvoir. Mais une donnée semble constante partout en Hainaut : c'est la pression sur les finances.

Difficile, un an plus tard de faire le bilan de cette première année. Il faut dire que les choses sérieuses commencent rarement dès l'installation des premiers conseils. D’ailleurs, dans les communes, les élus ont six ans devant eux. Et en cas de changement de majorité, il faut prendre ses marques, lancer les projets, rechercher de nouveaux subsides... Bref, les gros dossiers aboutissent rarement la première année.

On a bien vu le contournement d'Enghien achevé après 20 ans de travaux, la semaine dernière, mais ce n'est pas exclusivement lié à la présence d'un nouveau bourgmestre Écolo. Les projets éoliens sont revenus sur le tapis à Leuze, Frasnes, Celles par exemple, Tournai a travaillé sur le mendicité, Mouscron sur son centre administratif.

Constante plutôt générale, les nouveaux collèges se sont surtout penchés sur des budgets difficiles.

Ath et Binche ont ouvert les hostilités avec des licenciements annoncés dès le début 2013, une quinzaine à Ath, une vingtaine au CPAS de Binche. Mais globalement, les bourgmestres et les échevins des Finances comptent leurs sous partout. Dans les petites communes de Péruwelz ou Lessines, comme dans les grosses communes. A Mons, le mot "rigueur" est à l'ordre du jour depuis début 2013… A Mons, où l'échevin des finances MR a claqué la porte lors du dernier Conseil Communal.

C'est aussi un élément à retenir, un an après les élections : la tension monte. Entre les composantes des majorités, et aussi à l'intérieur même des partis, comme au PS à Tournai.

Les prochaines élections (législatives, régionales et européennes), c'est dans sept mois et demi. La campagne a commencé.

Manu Delporte

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