Le gouvernement wallon signe les conventions avec ArcelorMittal

La convention-cadre pérennise le centre de recherches avancées avec un taux d'activités garanti par le groupe tandis que les lignes stratégiques sont maintenues avec un volume d'expédition garanti et des investissements à hauteur de 140 millions d'euros.

En outre, l'accord prévoit la création d'un fonds d'investissement de 50 millions d'euros public-privé dédié aux activités de redéploiement du bassin liégeois.

La convention arrête également la création d'un groupement d'employeurs qui permet de conserver les compétences des travailleurs et leur mise à l'emploi au sein des entreprises du bassin liégeois.

Enfin, ArcelorMittal s'engage également à développer à Liège le JVD, une technologie à haute valeur ajoutée unique au monde et qui permet de vaporiser, sous vide, du zinc sur l'acier. Une série d'outils seront mis sous cocon dans l'espoir d'une relance ultérieure de la phase liquide.

La convention signée ce jeudi permettra à un juge de vérifier à l'avenir le respect des accords par les parties. Grâce aux formules alternatives, au groupement d'employeurs, à la diversification des activités vers l'assainissement ou l'emballage, le nombre final de licenciements devrait s'élever à moins d'une centaine, "et on espère le réduire encore", avait commenté le ministre de l'Économie Jean-Claude Marcourt (PS) dans Matin Première.

Quel est aujourd'hui l'état de santé d'ArcelorMittal?

De son côté, le géant sidérurgique se porte mieux: ses finances s'améliorent et le marché de l'acier est à la hausse. Le groupe a publié ses résultats annuels début février et globalement, sa situation s'améliore même si en 2013, la société annonce une perte nette de 2,5 milliards de dollars et même si son endettement reste très élevé. Pour ce qui concerne les ventes d'aciers, elles ont augmenté de 0,6% pour toute l'année mais avec une accélération au dernier trimestre.

Est-ce que cela signifie que le marché de l'acier est en train de se reprendre globalement? En fait, la production mondiale d'acier avait de toute façon augmenté en 2013, essentiellement grâce à l'Asie et la Chine en particulier. Mais ArcelorMittal n'est pas très présent là-bas, c'est d'ailleurs sa principale faiblesse. Elle est surtout active en Amérique - elle vient d'ailleurs de racheter une usine de ThyssenKrupp en Alabama - et en Europe, où la production a baissé de 20% depuis la crise de 2008. Mais pour cette année, la consommation d'acier pourrait rebondir de 2% en Europe.

RTBF

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