Quel avenir pour l'héliport de Liège ?

Hélicoptère - Illustration
Hélicoptère - Illustration - © Belga

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'avenir de l'héliport est plutôt flou. Cette zone d'atterrissage en ville est la seule du genre en Belgique, et pourtant, ce site reste largement sous utilisé.

La question vient d'être débattue au conseil communal suite à l'interpellation d'un élu libéral. Le dossier est pour le moins complexe. 

L'héliport liégeois, situé en bordure du fleuve, en face du palais des Congrès, est dûment agréé par les autorités de l'aviation civile. Il est répertorié, au niveau international, sous le nom de code Echo Bravo Lima Oscar. Il a longtemps été exploité par la Sabena. Mais, depuis cinq ans, une firme privée, la société spadoise Heli and Co, a demandé et obtenu un permis d'exploiter pour 60 rotations par an, pour des transports d'agrément ou des déplacements d'hommes d'affaires.
Le développement de l'outil est pourtant compromis. 
C'est qu'il faudrait une clôture, autour de la plate-forme, pour éviter que n'importe qui n'y prenne un bain de soleil, en été, par exemple. La société Heli and CO, qui n'est ni propriétaire, ni même concessionnaire, rechigne à la dépense, qui reviendrait plutôt à la ville, qui gère le site. Plus encore, la société Heli and CO s'est aperçue, alors qu'elle ne perçoit pas la moindre redevance, que des pilotes privés utilisent allègrement l'infrastructure, et que sa responsabilité serait engagée en cas d'accident. Elle a donc demandé une mesure d'interdiction, ce que les spécialistes appellent une "notam", une notice to airman. L'endroit est donc officiellement fermé depuis 2009. En dehors des forces de l'ordre et des services de secours, si des appareils s'y posent, c'est en infraction.

C'est sans doute par manque d'intérêt que l'héliport périclite.

M. Grétry



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