Que peut réellement faire l'Europe dans le dossier ArcelorMittal?

Pour Frédéric Daerden, bourgmestre de Herstal et député européen, l'Europe doit consacrer des moyens à sa réindustrialisation. Elle doit aussi faire évoluer ses législations sur les restructurations, pour pouvoir les anticiper, ou sur la concurrence, pour pouvoir agir lorsque, comme dans le cas présent, un actionnaire majoritaire refuse de céder les outils dont il veut se défaire.

Même si elle n'est pas complètement démunie, l'Europe devrait donc se doter de meilleurs outils. "Pour le moment, il y a un cadre législatif qui mériterait d’être renforcé, déclare Frédéric Daerden. Avec les outils actuels, il y a sûrement moyen de forcer les choses. Je pense qu’il faut absolument travailler à une échelle supranationale, avec l’aide du pouvoir européen. Au-delà de cela, et ça doit être le recours après avoir mis en œuvre les autres moyens pour poursuivre l’activité, il y a le fonds d’ajustement à la mondialisation qui est là pour aider les travailleurs."

Et Frédéric Daerden de poursuivre : "J’ai fait des propositions pour que les travailleurs puissent être aidés au niveau de leur évolution professionnelle avant d’être licenciés. Toutes ces réflexions sont des pistes pour le futur. Dans l’immédiat, je crois que le poids de l’Europe et une réflexion supranationale ne peuvent évidemment qu’aider notre marché européen et peut-être influencer la décision de cet actionnaire qui se doit de considérer son intérêt global."

Martial Giot

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