Que deviendront les 300 hectares de sol après le départ d'ArcelorMittal ?

Dépolluer les sols coûtera très cher au groupe Arcelor, nous apprend une étude.
Dépolluer les sols coûtera très cher au groupe Arcelor, nous apprend une étude. - © Belga

Cette question fait l’objet de diverses études actuellement. Une réhabilitation des sols à Liège, selon les premières estimations, coûterait très cher à Lakshmi Mittal. On parle d’un montant oscillant entre 600 millions et plus d’un milliard d’euros.

La réhabilitation complète des sols à Ougrée, Seraing et Chertal, où s’élèvent haut-fourneaux, laminoirs, coulée continue, cokerie… prendrait 30 ans et coûterait deux millions à l’hectare, soit 200 euros/m². Au total, cela ferait plus de 600 millions d’euros si on envisage la réinstallation d’industries et plus d’un milliard si l’on veut voir un jour des habitations sur ces terrains.

Tous ces lieux sont sidérurgiques depuis le 17ème siècle. L’ardoise serait dès lors bien lourde pour traiter les remblais et les couches de sol. D’autant qu’aucun déchet n’est jamais sorti de la propriété de Cockerill, devenu ArcelorMittal.

Que faudra-t-il faire ensuite de cette fosse à déchets ? Où mettre les polluants toxiques et multiples ? Qu’y a-t-il dans ces terres ? On ne le sait pas. Aucun carottage n’a été effectué pour ces études. Mais par comparaison, on peut le savoir. Le site de Cockerill à Couillet est en cours de dépollution. On y trouve du cyanure, des huiles lourdes, des solvants chlorés (benzène, naphtalène – y compris dans les eaux souterraines – mais aussi du cadmium).

Le gouvernement a promis de tout mettre en œuvre pour que Mittal mette la main au porte-feuille. Question sous-jacente : quels sont précisément les risques pour la santé publique ?

Françoise Baré

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