Quatre jeunes Bruxellois sur dix vivent sous le seuil de pauvreté

Les jeunes sont les plus exposés. Quarante pour cent d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. "Ils travaillent avec des contrats temporaires, souvent à durée très limitée. Ils occupent des emplois très peu qualifiés. Dans ce contexte, la mesure fédérale d'activation des chômeurs peut générer des effets pervers". Cette activation peut devenir une sanction chez ces jeunes, et provoquer chez eux un sentiment de "double peine" lorsqu'ils perdent leurs allocations de chômage.

Un mal logé sur quatre est mineur

Une récente étude a montré l'augmentation significative du nombre de personnes mal logées à Bruxelles. Elles habitent dans des squats, dans la rue ou dans des logements dont elles risquent à tout moment l'expulsion. Selon Willy Lahaye : "on sait que la pauvreté n'est pas qu'une question monétaire, cela concerne le logement, la santé, l'éducation. 21 % des jeunes bruxellois renoncent à des soins de santé. Ils sont 6 % en Flandre et 13% en Wallonie".

La réalité du croissant pauvre de Bruxelles

L'origine immigrée d'une grande partie de la population de certaines commune s'ajoute aux conséquences de la pauvreté. 60% des immigrés présents à Bruxelles vivent sous le seuil de pauvreté. Selon ce chercheur, les responsables politiques devront cibler leur action sur les jeunes en particulier. Aider les familles, renforcer l'éducation, améliorer les conditions de logements, assurer les soins de santé. "Certes, il faut relancer la machine économique, mais on doit laisser une lueur d'espoir aux familles avec enfants". 

Manu Delporte

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