Quand le coronavirus met papy et mamy au chômage technique

Qu'il fait calme au jardin!
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Qu'il fait calme au jardin! - © Pixabay

Ca leur fait "tout drôle" d'être tenus à l'écart, eux qui font souvent office de "roues de secours" au moindre pépin d'organisation. Voilà qu'ils sont obligés de rester chez eux, et de fermer la porte aux enfants et petits-enfants. Du jamais vu. Comment vivent-ils l'éloignement forcé? 

"Au début on s'est dit 'ohlàlà, on exagère'", raconte Christiane. "On ne pensait pas qu'on devrait aller aussi loin, et arrêter de garder les filles! Puis on a vu que partout autour de nous, ça se répandait". "Même notre fils, qui travaille dans l'enseignement, a été mis en quarantaine", raconte Pierre son mari. "Il faut ce qu'il faut! On suit les recommandations, on se protège".

Chez eux, les mercredis après-midi sont généralement joyeux, avec des cavalcades dans le jardin et une odeur de crêpes qui flotte dans la maison. Ce 18 mars, "qu'est-ce que c'est calme!". Pierre et Christiane en profitent pour nettoyer la maison, faire du jardinage. "On ne doit pas gendarmer aujourd'hui, ni s'occuper des devoirs, héhé!"

Ben oui, il n'y a pas que des désavantages à la situation, reconnaît "Papy". Mamy tempère. "Les avoir nous amène quand même beaucoup de joie, on est bien content! Espérons que tout ça ne dure pas trop longtemps". Christiane a déjà accepté l'idée de ne pas partir en vacances, à Pâques, avec toute la famille. "C'est comme ça, on n'est pas les seuls!

"Ça risque d’être long mais il faut relativiser"

Sur sa terrasse à Tournai, Gonzague l’avoue "il y a une petite frustration". Pour ce grand-père tournaisien, c’est une tradition : chaque mercredi il reçoit la visite de ses petits-enfants de 4 et 6 ans. Mais pas cette semaine, pour la première fois depuis longtemps. "C’est difficile mais les parents gèrent bien la situation, nous confie-t-il. Ils restent confinés avec eux. Et puis ils ont un jardin !"

Les contacts avec les enfants se font donc par téléphone. "Je ne gère pas trop les écrans, sourit-il. Même si parfois on s’envoie aussi des petits messages via Messenger. Trois semaines, ça risque d’être long. Mais il faut relativiser. Nous sommes pensionnés, il y a des gens qui travaillent pour lesquels la situation est beaucoup plus pénible. "

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