Qu'est-ce que Namur est prête à concéder pour avoir son nouveau téléphérique?

La société française "La Belle Montagne" a un accord avec la ville de Namur pour gérer l'exploitation du futur téléphérique.
La société française "La Belle Montagne" a un accord avec la ville de Namur pour gérer l'exploitation du futur téléphérique. - © DR

Le bourgmestre Maxime Prévot en a fait un des gros dossiers de cette législature communale. Récemment, il nous annonçait qu'un accord financier avait été conclu avec le futur exploitant du téléphérique, la société française "La Belle Montagne".

La Ville de Namur financera l'exploitation de ce téléphérique à concurrence de 600 000 euros par an. Ni plus ni moins, a dit le bourgmestre cdH. C'est beaucoup, c'est même trop, a hurlé l'opposition socialiste au Conseil communal. Mais est-ce vraiment tout ce que la Ville concède à l'exploitant ?

Même avec un subside annuel de 600 000 euros versé à l'exploitant, le téléphérique de Namur serait difficilement rentable. C'est en tout cas le calcul de la société française "La Belle Montagne" qui demande donc un effort supplémentaire de la Ville.

D'autres avantages négociés

Augmenter le subside, c'est "non", a répondu le collège communal. La Ville serait tenue par un cahier des charges prévoyant ce plafond de 600 000 euros. 

Mais, selon nos informations, d'autres avantages sont négociés. Par exemple, supprimer le petit train touristique qui fait des navettes entre le centre-ville et la Citadelle, pour éviter la concurrence avec le téléphérique. Et ça, la majorité communale ne s'y oppose pas. Et pourquoi pas prévoir un système de tickets groupé "téléphérique-Centre du visiteur de la Citadelle" ? "Pas de problème", répond la Ville.

"La Belle Montagne" aurait aussi demandé à pouvoir exploiter l'esplanade de la Citadelle en guise de parking. Mais là, le collège a refusé. Tout comme il a refusé de garantir les dettes bancaires de l'exploitant. On n'est jamais trop prudent.

Malgré le subside annuel de 600 000 euros, le téléphérique de Namur est un investissement risqué. La faillite de l'exploitant n'est pas une hypothèse purement spéculative.

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