Pubs en "odorama" à Kinepolis: pas concluant

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Le cinéma en odorama: les expériences se sont multipliées depuis l'invention du 7ème art, mais sans grand succès. La pub revient à la charge avec la diffusion d'un spot pour un déodorant "instinctif" accompagné des effluves appropriées dans quelques salles belges.

Trois salles ont été équipées pour cette expérience, dont une au Kinepolis de Liège. Le déodorant est injecté dans la salle via le circuit d'air conditionné. Mais ce mercredi après-midi, à Liège, la température ambiante était trop élevée et l'air chaud a emporté les odeurs au plafond.

Cette péripétie technique illustre la difficulté d'ajouter des odeurs dans le cinéma. En 1915 déjà, un exploitant de salle diffusait des parfums à l'aide de cotons imbibés et de ventilateurs. D'autres systèmes beaucoup plus sophistiqués ont été mis au point comme le Smell-O-Vision, qui diffusait des odeurs grâce à des tuyaux reliés à chaque siège. C'était en 1959. Plus récemment, certains Japonais ont pu voir le film "Charlie et la chocolaterie" enveloppé par des odeurs de cacao. Mais ils en sont sortis assez écoeurés.

Jonathan Thonon est chercheur à l'Université de Liège. Pour sa part, il ne croit pas trop au cinéma en quatre dimensions:

"La barrière est bien évidemment technique: il faut installer des dispositifs dans toutes les salles et on peut se dire que finalement, c'est déjà très très cher.  La question à se poser, c'est est-ce que véritablement le cinéma a besoin de l'odeur pour fonctionner et pour être plus signifiant que ce qu'il n'est aujourd'hui?  A mon sens, non".

Mélanger les images et les odeurs demeurerait, dans un avenir proche, l'apanage de quelques expériences sensationnelles et récréatives, comme par exemple dans les parcs d'attraction.

(F. Louis)

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