Protection de la biodiversité : la qualité de nos cours d'eau s'améliore

Paliers réalisés dans la rivière du Samson à la place d'un ancien barrage
Paliers réalisés dans la rivière du Samson à la place d'un ancien barrage - © RTBF - Anaïs Stas

Cette année, la Wallonie met à l’honneur la thématique de l’eau. C’est l’occasion de scruter d’un peu plus près la qualité de nos cours d’eau. Entre barrages et déversements d’eaux usées, nos rivières faisaient grise mine.

En province de Namur, si certains cours d’eau comme la Mehaigne ou l’Orneau sont toujours très pollués et offrent un triste spectacle, force est de constater que ces dernières années la situation s’améliore. Lentement mais sûrement les mesures de préservation de l’environnement portent leurs fruits.

"Mon prédécesseur à l’université de Namur mettait des goujons – petits poissons - dans des cages dans la Sambre, à hauteur de Namur. Il mesurait combien de minutes ils survivaient" explique le professeur en biologie Patrick Kestemont. "Actuellement il y a plein de goujons et d’autres petits poissons dans la Sambre. Je ne dis pas que la Sambre est propre ou est un refuge de biodiversité mais ça s’améliore. Il y a des raisons positives comme la construction de stations d’épuration et d’autres plus dramatiques d’un point de vue social comme l’industrie qui périclite".

Pour que la vie et la biodiversité s’améliorent, il y a deux points importants : la qualité de l’eau et l’hydromorphologie du cours d’eau. Dans le premier cas, la pollution provient des eaux usées, des rejets industriels et des amendements agricoles. Les cours d’eau les plus pollués sont situés au nord du sillon Sambre et Meuse plus densément peuplé, industrialisé, avec une agriculture plus intensive. L’hydromorphologie d’un cours d’eau est son aspect physique : berges, lit, dénivelé etc. Sur ce point, de plus en plus d’obstacles à la libre circulation des poissons sont levés. On place des échelles à poissons. On détruit d’anciens petits barrages liés à de vieux moulins etc.

En province de Namur, le Bocq a bénéficié du projet européen Walphi qui a permis de lever les obstacles physiques présents sur le cours d’eau. Le barrage à l’embouchure du Samson, qui se jette dans la Meuse à hauteur de Thon-Samson, a été détruit et remplacé par des paliers. De nombreux travaux sont programmés pour permettre au cours d’eau d’offrir un libre passage sur toute sa longueur. Résultat : malgré une pollution dramatique aux pesticides en 2008, le cours d’eau a retrouvé une belle biodiversité.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK