Projet pilote à Charleroi avec une équipe volante du CPAS

Il s’agit d’un projet pilote unique en Belgique. Depuis février, le CPAS de Charleroi a mis en place une équipe volante. Ils sont six à faire partie de cette équipe d’aides à domicile qui découvrent leur planning souvent le jour-même et qui rencontrent des bénéficiaires du CPAS qu’ils ne connaissent pas. Le but ? Pouvoir aider les personnes qui en ont besoin même quand des employés du CPAS sont absents.

Florence Rugo est aide familiale depuis quatre ans. En février, elle s’est portée volontaire pour rejoindre le projet pilote : " On est généralement bien accueilli par les personnes pour lesquelles nous remplaçons souvent l’aide-familiale malade ou absente. Comme ces personnes n’étaient pas sûres de voir quelqu’un pour les aider, on est plutôt bien perçus par elles. "

A 82 ans, Ginette Delers aimerait bien nettoyer sa maison plus souvent mais elle n’a plus la force physique nécessaire : " Je ne voulais pas prendre quelqu’un comme ça. Mais mes enfants ont insisté parce qu’ils m’ont dit que n’étais plus capable de travailler. Et comme mon aide à domicile habituelle devait s’absenter, on m’a demandé si je voulais quelqu’un d’autre et je n’ai pas dit le contraire parce que je me plais bien dans ma maison. "

Le but de l’aide familiale est bien de maintenir le plus de monde possible à domicile de la manière la plus autonome possible. Et l’équipe volante marche bien. Au point qu’elle devrait être agrandie très bientôt.

Et puis, le but est aussi de pouvoir aider rapidement les personnes qui en ont besoin même quand des employés du CPAS sont absents. Eric Massin, président du CPAS de Charleroi, explique : " Alors que l’on vient de mettre notre équipe volante en place depuis février, on va peut-être déjà devoir l’agrandir. Dans les équipes fixes, il y a des personnes qui peuvent tomber malades, il y a des agents en congé et des travailleuses qui, par exemple, sont enceintes. Tout cela crée un trou dans la gestion du quotidien et l’équipe volante vient alors apporter du renfort au-delà de l’urgence qu’elle prend en charge. Ce n’est pas une flexibilité par rapport à leur emploi ou à leur horaire de travail mais c’est une flexibilité par rapport à la prise en charge de la personne qui en a besoin et non par rapport au personnel. "

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