Projet modifié pour l'extension du parc d'activités économiques des Hauts-Sarts

La carte du parc d'activités économiques des Hauts-Sarts, avec sa zone d'extension
La carte du parc d'activités économiques des Hauts-Sarts, avec sa zone d'extension - © SPI

L'extension du parc d'activités économiques des Hauts-Sarts par la création d'une "zone 4", il en est concrètement question depuis une douzaine d'années. Le parc est arrivé à saturation. La perspective de son extension a soulevé et soulève toujours des oppositions. La SPI, l'agence de développement pour la province de Liège, déposera sa demande de permis en juin. Elle portera sur un projet modifié.

Le projet d'extension du parc d'activités économiques des Hauts-Sarts a été modifié suite aux remarques des riverains et aux 87 recommandations de l'étude des incidences sur l'environnement réalisée de 2012 à 2014, annonce la SPI. Ce mardi, elle a successivement présenté son projet modifié au comité d'accompagnement, puis à la presse et enfin, en soirée, à tous les citoyens intéressés.

Trois phases

La SPI a établi un planning en trois phases qui débuterait par l'aménagement des infrastructures de mobilité. C'est d'ailleurs dans ce domaine que se situe les premières modifications apportées au projet. Le projet de nouvel échangeur est abandonné au moins temporairement et celui d'une voirie de contournement définitivement. Yves Delcourt, coordinateur de projets à la SPI: "L'étude des incidences recommande de postposer la réalisation du nouvel échangeur sur l'A601. Il y a aussi une recommandation qui consiste à ne pas réaliser la voirie de liaison vers ce futur échangeur. Elle ne sera donc pas réalisée non plus. L'abandon de l'échangeur doit être fait au profit de mesures de mobilité sur des infrastructures existantes." Ainsi par exemple, la rue de Hermée est appelée à devenir un boulevard urbain et le rond-point de la sortie 34 de la E40 à être recalibré.

L'aménagement de la zone

Après la mobilité, et donc la sécurité, les phases suivantes, phases B et C, concerneront l'aménagement de la zone d'extension. Yves Delcourt: "En ce qui concerne l'aménagement intérieur, l'étude d'incidences propose de laisser la possibilité de cultiver les terrains pendant un laps de temps plus long, donc nous avons décidé de faire deux phases d'équipement. Chaque fois sur grosso modo une moitié de la superficie. Nous équiperons en premier lieu les terrains les plus proches du parc existant. Toute la zone est obligatoirement ceinturée par une zone qui, au plan de secteur, à une largeur de 30 mètres, à certain endroits la SPI a décidé d'initiative d'élargir cet espace, donc il y aura 30 mètres minimum, cent mètres à certains endroits, des buttes de terre, mais avec des pentes douces, qui sont arborées, équipées d'un cheminement piétons et cyclistes."

Pas de zone 5 prévue

Des craintes que la zone 4 soit suivie d'une zone 5, voire d'une zone 6, existent dans le voisinage. La SPI assure ne pas avoir d'autre projet d'extension du parc des Hauts-Sarts. "La délimitation de la voirie de contournement a fait peur aux gens", poursuit Yves Delcourt, "donc l'abandon là démontre bien qu'il n'y a pas d'agenda caché. Les différentes zones qui ont été occupées progressivement par les extensions du parc sont des zones qui ont déjà été proposées et réfléchies séquentiellement dans les années 1960, lors de la création de l'autoroute et du parc. Et il n'y a jamais eu de zone 5 au niveau de la rue de Tilice vers Hermée." La SPI espère débuter les travaux au printemps 2016 et table sur l'implantation d'une première entreprise courant 2020.

La SPI avait invité le comité de riverains a participé à la conférence de presse qu'elle organisait ce mardi après-midi. Une offre déclinée. Les riverains ont en effet souhaité attendre que la population soit informée et se laisser le temps de l'analyse avant de s'exprimer publiquement.

Martial Giot

 

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