Produire 200.000 poussins par semaine tout en respectant le bien-être animal… Est-ce possible?

« L'Œuf d'or » est capable de produire 200.000 poussins par semaine.
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« L'Œuf d'or » est capable de produire 200.000 poussins par semaine. - © RTBF

Énergivore, pas écologique, à l’encontre du bien-être animal… on le sait, l’élevage animal est sous le feu des critiques depuis pas mal d’années. Et en cette période de campagne électorale, le climat n’est pas à l’apaisement.

A Andenne, une usine à poussins plus respectueuse a vu le jour. Son nom : « l’Œuf d’or », il est situé dans le parc de la Houssaie. Il s’agit d’un couvoir industriel capable de produire 200.000 poussins par semaine. Cela peut paraître beaucoup, mais c’est beaucoup moins que les grands couvoirs industriels qui peuvent produire jusqu’à un million de poussins par semaine.

« L’Œuf d’or » insiste sur la qualité de la viande et le bien-être animal

Nous nous sommes rendus à Andenne. Dans la salle d’éclosion ce matin, 20.000 poussins piaillent dans leur caisse de plastique rouge. Pas plus de 90 par caisse, c’est une question de bien-être, selon François Cuisinier, directeur de « l’Œuf d’or ». « On a des caisses qui sont beaucoup plus hautes, 10% de hauteur en plus pour qu’ils puissent mieux respirer et avoir un meilleur confort. »

Ici, les ouvriers trient les poussins à la main. Les opérations de triage sont rapides mais moins brutales que dans une chaîne entièrement mécanisée, où les poussins sont emportés à toute vitesse, et sans ménagement, sur des tapis roulants. « Le bien-être animal est une notion assez subjective. On ne sait pas être dans la tête du poussin et se dire s’il est bien… Nous, on pense vraiment qu’on fait le maximum pour le poussin. »

En tout cas, les précautions prises par l’entreprise andennaise ont un coût. Un poussin sera vendu entre 40 et 50 centimes, soit 25% de plus qu’une filière très intensive.

Les clients de l’usine andennaise sont des éleveurs wallons de poulets bio ou avec label de qualité. Eux-mêmes doivent respecter des normes plus sévères, d’alimentation ou d’espace dans les poulaillers. Au bout de la chaîne, dans le commerce, le poulet coûte deux fois plus cher. Mais la filière a le vent en poupe.

Ecoutez ici le reportage de François Louis

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