Procès PCB: les propriétaires du zoning et leur locataire s'expliquent

La pollution est partie du zoning des Tuileries, à Hennuyères
La pollution est partie du zoning des Tuileries, à Hennuyères - © google maps

La première audience dans le cadre du procès relatif à la pollution aux PCB  survenue à Hennuyères en 2007 s'est tenue ce matin devant le tribunal correctionnel de Mons. Ce procès doit déterminer qui est, au final, responsable de cette pollution suite à laquelle un troupeau de 170 vaches a dû être abattu et devra indemniser le fermier et payer le nettoyage des cours d'eau et des étangs de pêche pollués. Le produit polluant provenait de transformateurs électriques entreposés sur le site du zoning des Tuileries d'Hennuyères.

Des transformateurs litigieux

Lors de cette première audience, une partie des prévenus ont été entendus: l'ancien propriétaire de l'usine où ces transformateurs ont été rachetés, la personne qui a racheté ces appareillages et les a entreposés dans un hangar loué sur le zoning des Tuileries, et les propriétaires de ce zoning. Le transporteur n'était quant à lui pas présent à l'audience. Il faut savoir que l'entreposage et le transport de transformateurs à l'askarel, une huile minérale chargée en PCB, est soumis à une réglementation stricte. Le produit est interdit et ces appareillages doivent normalement être éliminés via une filière contrôlée. D'où venaient ces transformateurs? Comment ont-ils été transportés? Qu'en a-t-on fait sur le zoning? Ces questions ont été soulevées par le tribunal.

Un simple entreposage?

Le locataire du hangar des Tuileries a expliqué qu'il les avait rachetés à une firme flamande, à la demande d'un client rencontré dans une vente aux enchères, dont il ne connaissait pas grand chose. Il a ensuite passé une petite annonce sur le web et est entré en contact avec la firme qui souhaitait s'en débarrasser. Il s'est fait livrer les transformateurs par camion sur le zoning et les y a entreposés pendant deux jours. L'homme nie avoir touché à ces appareils, mais un témoin a déclaré l'avoir vu en démonter un et avoir senti une odeur particulière. Par ailleurs, le propriétaire du site explique, lui, que le sol du hangar était gras et jonché de têtes de transformateurs quand son locataire est parti, ce qui ne correspond pas au rapport de la police de l'environnement à l'époque.

Dans ce dossier, les responsabilités sont difficiles à établir et les enjeux financiers importants, vu les coûts déjà engendrés par la pollution. Lors de la prochaine audience, le 18 mai, le transporteur devrait être entendu. Après cela, les avocats des différentes parties civiles prendront la parole.

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