Procès en appel des boulons du tunnel sous Cointe

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Le procès des boulons du tunnel autoroutier sous Cointe recommence devant la Cour d'appel de Mons. Douze millions d'euros d'argent public avaient été détournés au début des années 90.

Cette affaire est l'un des multiples prolongements du dossier Cools. La cellule d'enquête sur l'assassinat du ministre d'Etat avait été informée d'un mobile éventuel : la découverte d'une énorme escroquerie au détriment de la région wallonne lors de la réalisation de la liaison autoroutière E40-E25. Le lien n'a jamais été établi et l'hypothèse rapidement abandonnée mais les enquêteurs vont établir de curieuses pratiques.

Les pièces métalliques destinées à arrimer la structure de l'ouvrage à la roche ont été surfacturées parfois dix fois leur prix. Après de longues investigations et une procédure en première instance, puis en appel, les prévenus avaient bénéficié d'une prescription générale. Mais le procureur général avait fait appel. C'est pourquoi le procès redémarre devant la Cour d'appel de Mons.

Hier, l'avocat général Paul Catrice a prononcé son réquisitoire, exposant la haute technicité du dossier et le rôle de chacun. Il a rappelé les peines qu'il avait requises : quatre ans pour les plus hauts responsables, trois ou deux ans pour les cadres supérieurs ou moyens selon leur degré de responsabilité dans l'escroquerie, et un an pour les personnes moins impliquées. Des peines assorties d'amendes et de confiscations. Mais il a également évoqué le dépassement du délai raisonnable et déclaré qu'il ne s'opposerait pas à une suspension du prononcé pour les prévenus les moins responsables mais qu'il souhaitait que ceux qui avaient pouvoir de décision soient sanctionnés par une peine, fût-elle de principe.

(P. Scheffers)
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