Procès du vitrioleur : ''Je souhaite qu'il ait perpétuité comme moi'', déclare Patricia Lefranc

Pour Patricia Lefranc, revivre les faits au cours d'un procès d'assises fait partie de son processus de reconstruction
Pour Patricia Lefranc, revivre les faits au cours d'un procès d'assises fait partie de son processus de reconstruction - © Belga

Le procès de celui qu'on a appelé le vitrioleur débute véritablement ce lundi à la cour d'assises de Bruxelles. Richard Remès est poursuivi pour tentative d'assassinat sur la personne de Patricia Lefranc.

Les faits se sont passés en 2009. Après avoir harcelé Patricia Lefranc suite à leur rupture, Richard Remès la défigurera complètement en lui jetant du vitriol au visage. En aveu, Richard Remès espérait éviter les Assises, mais la chambre des mises en accusation en a décidé autrement. Dès ce lundi, il sera donc confronté à un jury populaire.

Ils étaient voisins puis amants avant de se séparer. Patrica Lefranc s'est ensuite très vite plaint des harcèlements dont elle était victime. Visiblement, Richard Remès, n'a jamais supporté leur rupture. Le premier décembre 2009, il se fait passer pour un livreur et parvient à faire descendre Patricia Lefranc dans le hall d'entrée. C'est là que, par deux fois, il lui jette de l'acide sulfurique au visage. L'année dernière, Patricia Lefranc racontait en détails l'agression dont elle a été victime : ''Il a poussé la porte et il m’a lancé un gros jet de vitriol et je suis tombée par terre de douleur. J’hurlais, c’était une horreur.... Je me suis sentie mourir.'' Complètement défigurée, elle subira de multiples interventions chirurgicales mais, aujourd'hui encore, son visage reste marqué par cette violente agression.

En aveu, l'avocat de Richard a plaidé la requalification de la tentative d'assassinat en torture. Ce qui aurait permis à son client d'être jugé devant un tribunal correctionnel. Mais, la chambre des mises en accusation de Bruxelles en a décidé autrement. C'était la volonté du parquet mais surtout de Patricia Lefranc elle-même. Pour elle, revivre les faits au cours d'un procès d'assises fait partie de son processus de reconstruction. ''Mes souffrances sont à perpétuité et c'est pour ça que j'ai souhaité les assises. J'espère qu'il aura perpétuité, comme moi...''
 
Richard Remès risque jusqu'à 30 ans de prison.

Pierre Vandenbulcke

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