Procès des motards en appel: le ministère public a la main lourde

Les prévenus appartiennent aux gangs des Hell's Angels et des No Surrender
Les prévenus appartiennent aux gangs des Hell's Angels et des No Surrender - © Belga - Michel Krakowski

Le premier jour consacré au second procès des motards a débuté mardi devant la troisième chambre de la cour d’appel du Hainaut à Mons. Un procès sous haute sécurité mais la tension n’était pas entre les motards mais bien entre les acteurs judiciaires. 

Dès le début de l’audience, les avocats de Fabrice C., un ancien Hell’s qui est parti chez les No Surrender, et de son fils, président du chapitre No Surrender de Mons, ont contesté la recevabilité des poursuites. Me Bouchat, avocat de Fabrice, a dénoncé le chef d’enquête qui a "volé" la compagne de son client durant sa première détention en 2012. Détenu, Fabrice estime avoir été poursuivi à charge par son rival amoureux. Me Donatangelo, avocat du fils, conteste l’audition d’un témoin d’une fusillade après le premier procès. Cette dame, compagne d’un motard fugitif arrêté en mars en Espagne, implique Luigi et son père dans cette fusillade. 

Ensuite, Julien Moisnil, déjà accusateur en première instance, s’est acharné à démontrer que ces clubs de motards étaient des associations criminelles. Le tribunal correctionnel de Mons n’avait pas retenu cette circonstance aggravante dans son jugement rendu en décembre dernier. L’accusation considère aussi que c’est à tort que le tribunal a requalifié une tentative d’assassinat sur un membre des Hell’s en tentative de meurtre. Dès lors, des peines plus lourdes que celles prononcées par le tribunal ont été réclamées par le ministère public. Ainsi, Fabrice C., condamné d’une peine de dix ans par le tribunal, encourt une peine de 18 ans de prison. 

Quant aux Hell’s de Gand et de Mons, venus soutenir les deux membres de leur club poursuivis, ils sont restés très calmes. D’importantes mesures de sécurité avaient été prises par la police dans et en dehors des cours de justice. 

L’audience reprendra mercredi matin avec les plaidoiries de la défense. 

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