Procès de l'exorcisme: début des plaidoiries

Après deux semaines de procès, l'affaire n'a pas révélé tous ses secrets. Les six accusés ont tous participé aux séances d'exorcisme qui ont conduit à la mort de la victime. Mais quel rôle ont-ils exactement joué ? Deux accusés, le mari et un exorciste, reconnaissent les noyades dans le bain ; une des causes de la mort de Latifa Hachmi.

Mais il y a aussi la centaine de coups portés avec un objet contondant. Un aspect du dossier pour lequel personne ne sait rien… Pour Jean-Paul Tieleman, l'un des avocats des parties civiles, ces coups prouvent qu'il y a eu volonté de tuer. "Nous allons de toute évidence réclamer que les accusés soient jugés sur base également du meurtre. Nous pourrons – et nous espérons que le jury nous suivra – démontrer que la mort a été donnée volontairement."

La défense ne voit évidemment pas les choses de la même manière. Pierre Chomé défend l'un des deux exorcistes. Il affirme que son client est prêt à assumer ses responsabilités. "Depuis le drame lui-même, il a toujours dit qu’il prendra ses responsabilités. Mais les responsabilités qui sont les siennes, pas celles des autres ni celles d’autres événements qui sont totalement extérieurs à ce qui se passe. A mon sens, il y a d’autres aspects de ce dossier qui ne le concernent pas du tout."

L'audience s'ouvrira ce mardi matin à 9h00 avec les plaidoiries des parties civiles. Pour rappel, les faits remontent à l'été 2004, lorsqu'une jeune femme de 23 ans Latifa Hachmi, est morte à Schaerbeek, après une série de violentes séances d'exorcisme.

Geoffroy Fabré

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