Prison de Saint-Gilles: les gardiens n'assurent qu'un service minimum

Le piquet de grève devant les portes de la prison de Saint-Gilles.
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Le piquet de grève devant les portes de la prison de Saint-Gilles. - © RTBF

Une trentaine de gardiens forment un piquet de grève devant la prison de Saint-Gilles ce vendredi matin. La cause de ce mécontentement est l'agression de trois gardiens jeudi par des détenus. Seul un service minimum est assuré au sein de la prison. Le mouvement va durer jusqu'à 22h00.

Ces gardiens ont été agressés lors d'une fouille de détenus suspectés de détenir des stupéfiants. Laurent Lardinois, délégué CGSP, précise que les agents ont été blessés, l’un au genou et l’autre un au dos. "Suite à cela le personnel a décidé de soutenir ses collègues et de dénoncer le manque de sécurité criant au sein de la prison de Saint-Gilles dû au manque personnel et à l’inexpérience du personnel. Il faut savoir qu’ici, la rotation est très importante, que les agents qui entrent en fonction ne sont pas formés pour le moment. On est en train de faire entrer des agents ‘à tout va’ pour combler les trous dans l’urgence alors qu’on dénonce la situation depuis plus d’un an en tant qu’organisations syndicales. Toutes les actions se font en front commun CGSP et CSC. »

Violence accrue, manque de personnel mais aussi surpopulation carcérale, encore et toujours. L’argument n’est pas nouveau. A Saint-Gilles, on compterait 850 détenus, pour 584 places.

Une réunion est prévue ce vendredi matin à la prison de Saint-Gilles, avec les représentants du personnel et la direction régionale de l'administration pénitentiaire. D’après l'agence Belga, environ 90% du personnel de la prison se croise les bras ce vendredi. Et le mouvement de grogne devrait se poursuivre jusqu'à 22 heures.

RTBF

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