Prison de Lantin: la commission de surveillance réclame la fermeture de l'annexe psychiatrique

La prison de Lantin.
La prison de Lantin. - © RTBF

Une équipe en sous-effectif chronique et un manque d’encadrement... "Au lieu d’avoir la présence quotidienne requise de psychiatre, il n’y a pour l’instant que deux passages par semaine, et le seul psychiatre effectivement affecté à l’annexe a annoncé sa démission pour début 2019", décrit la commission de surveillance pénitentiaire dans un courrier adressé aux ministres de la Justice et de la Santé ainsi qu’à différents parlementaires et au bourgmestre de Juprelle.

Le rapport date du 11 octobre dernier mais les problèmes sont dénoncés depuis mai 2017, sans réponse satisfaisante selon la commission, qui réclame désormais la fermeture de l’aile psychiatrique.

"Un réel danger pour les détenus"

Le rapport juge la situation alarmante : "Certains détenus voient leur médication réduite, suite à l’impossibilité pour le personnel de leur administrer de manière régulière."

La commission s’inquiète aussi des comportements non-maîtrisables de certains détenus. Sur les 43 patients, 29 attendent leur placement dans un établissement de défense sociale ou dans un centre de psychiatrie légale.

Pour le personnel, c’est la débrouille. L’équipe requise est incomplète. Elle doit être composée d’un infirmier, d’un infirmier psychiatrique, de deux psychologues, d’un éducateur, d’un assistant social et d’un ergothérapeute. "Seuls trois postes sur sept sont assurés", épingle encore ce courrier.

Si aucune mesure radicale n'est prise immédiatement, la commission de surveillance pénitentiaire de Lantin annonce qu'elle portera plainte auprès des instances internationales ad hoc pour obliger l'Etat belge à réagir. D'après nos informations, la situation est inchangée depuis l'envoi de cette lettre, il y a un peu moins d'un mois.

Archive : JT 11/11/2016

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