Prison d'Andenne : une avancée dans le dossier des ''accidents de travail''

Une vingtaine de gardiens ont introduit un dossier pour "accidents de travail" suite à la prise d’otage d’octobre dernier.
Une vingtaine de gardiens ont introduit un dossier pour "accidents de travail" suite à la prise d’otage d’octobre dernier. - © Belga

Les suites de la prise d'otage qui avait facilité l'évasion de quatre détenus de la prison d'Andenne en octobre 2011. Une vingtaine de gardiens avaient introduit un dossier pour "accidents de travail", afin de couvrir les absences plus ou moins longues qui avaient suivi les événements. Mais jusqu'à la semaine dernière, seuls quatre de ces dossiers avaient été validés par l'administration pénitentiaire. Les gardiens avaient alors débrayé pour exprimer leur mécontentement. Une réunion à ce sujet s'est tenue mardi, elle a permis de faire avancer les choses.

Et pour l'instant, on peut dire que les syndicats sont satisfaits, même si le dossier n'est pas clos. Satisfaits car ils ont pu discuter directement avec l'administration pénitentiaire, et que depuis l'action de la semaine dernière, sept nouveaux dossiers ont été reconnus comme accident de travail. Il en reste 10 en attente. ''D’ici le 15 mars, déclare Marc Peeters (délégué CSC), les agents doivent à nouveau rentrer leur dossier avec un complément d’information afin que les juristes de l’administration puissent se positionner par rapport à ces accidents et voir si, pour eux, il s’agit d’accidents de travail ou de maladies.''

La prise d'otage du mois d'octobre a marqué les esprits. Certains gardiens en ont été directement victimes, d'autres les témoins, plus ou moins proches. L'accident de travail n'est pas toujours évident. Certains gardiens n'obtiendront pas gain de cause. ''Je ne pense pas que l’on aura 21 réponses positives mais il faut attendre après le 15 mars pour voir si on sera satisfait ou pas.''

Quoi qu'il en soit, il n'y aura normalement plus de débrayage concernant la reconnaissance des accidents de travail liés à cette fameuse prise d'otages.

Hugues Van Peel