Préparation des "Journées de la Chasse" en Hesbaye

"Journée de la Chasse " en Hesbaye (Photo Léopold Armory)
"Journée de la Chasse " en Hesbaye (Photo Léopold Armory) - © D.R

C'est devenu une tradition à la mi-août. Les journées de la chasse se déroulent à Verlaine, à la ferme du chateau d'Oudoumont. Sonneurs de trompe, démonstration de débardage, de fauconnerie, du travail des chiens, expositions de fusils ou de matériel de radiotransmission, sont quelques-uns des moments forts du programme.Les chasseurs en profiteront pour expliquer au public qu'ils sont désormais très attentifs à la biodiversité et au maintien d'espaces de quiétude pour la faune sauvage. Ils ont d'ailleurs décidé d'interpeller les décideurs politiques à ce sujet.

L'hiver a été doux, le printemps a été sec, en principe, le gibier devrait être au rendez-vous de l'automne. Mais la biodiversité rétrécit. Comme l'explique le notaire Wauters, le vice-président du conseil cynégétique hesbignon. "C’est toujours le même problème qui revient .En effet, nous n’avons plus de territoire pour la faune sauvage. La politique agricole commune a adopté des techniques qui n’ont pas toujours pu intégrer les éléments nécessaires au maintien d’une biodiversité suffisante pour conserver la faune sauvage dans nos régions".

Ce qui chagrine les chasseurs, c'est la réforme de la politique agricole européenne. Une politique de verdissement a été instaurée, pour que les cultivateurs, en bordure des champs, laissent des bandes en jachère, ou plantent des haies, pour que les animaux s'y réfugient.Ce qui équivaut à 5% des surfaces. Désormais, semer de la moutarde, entre deux récolte de froment ou d'orge, pour capter les nitrates, est considéré comme du verdissement. Mais la moutarde n'a jamais protégé la moindre bestiole.

Le notaire Wauters : "Il faut que ces mesures agro-environnementales soient vraiment adaptées aux besoins de la biodiversité. Il faut également que les primes qui sont octroyées pour ce monde agricole soient adaptées malheureusement elles ne le sont pas et il est indispensable de mener une réflexion approfondie à cet égard. C’est le monde politique qui doit le décider. C’est un très grand cri d’alarme si nous ne voulons pas voir, à très court terme, la disparition absolue de la faune sauvage de nos plaines".

Jusqu'ici, les décideurs sont restés sourds à ce cri d'alarme.

Michel Gretry

 

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