Première vente aux enchères 100 % électronique à Bruxelles

Le principe est assez simple : il faut s'inscrire sur le site, grâce à sa carte d'identité électronique et son code pin. Ensuite, il faut choisir le bien qu'on veut acheter et on peut enchérir par tranche de mille euros à la fois, durant tout la durée des enchères. Elles seront ensuite suspendues le temps que le notaire effectue toutes les vérifications nécessaires, et reprendront après quelques jours entre les principaux intéressés et avant que l'adjudication ait finalement lieu. Il y a donc maintenant trois façons d'effectuer une vente publique. Maître Lorette Rousseau, notaire, nous explique lesquelles : ''Vous avez la vente publique telle qu’on la connait en salle. Il y aussi la vente publique 100% électronique avec le système notaclick et puis, un système un peu hybride où l’on commence par les enchères en ligne sur le site notaclick et où l’on termine par une séance en salle. Je pense que jusqu’à présent, c’est ce système-là qui est le plus utilisé quand on recourt à la vente publique électronique.''

Pour la première fois à Bruxelles, des enchères 100% électroniques sont en cours actuellement. Mais quels sont les avantages de ce système?

''Pour les acheteurs, ça leur permet d’une part de ne pas devoir se déplacer pour toutes les ventes publiques. Ils ne doivent donc pas prendre congé. Cette méthode leur permet également de suivre depuis leur ordinateur le suivi de la vente pendant la période des enchères et pour le vendeur, ça lui permet d’ouvrir sa vente à un public plus large.''

Le système est sécurisé

Une démonstration sur le site de notaclick sert à guider le nouvel utilisateur, qui pourrait être un peu effrayé. Selon Maître Lorette Rousseau, il n’y a cependant pas trop de soucis à se faire : ''Au niveau de l’achat lui-même, il n’y a pas de différence suivant que c’est une vente publique électronique ou une vente publique normale puisque toutes les vérifications sont faites avant l’adjudication. Il n’y a donc pas à s’effrayer, ça n’est pas différent d’une vente normale. Pour le vendeur, on peut considérer que c’est quand même plus sécurisant parce que d’abord, les enchérisseurs doivent s’identifier en s’enregistrant avec leur carte d’identité. Il y a ensuite d’office un contact physique avec le notaire qui doit vérifier que le futur adjudicataire présente toutes les conditions de solvabilité, donc ce système est même plus sécurisé que les ventes dans les salles.''

Pour les notaires, le travail reste le même, les paperasses aussi. Ils estiment cependant offrir un meilleur service, plus moderne, à leurs clients. La fédération des notaires quant à elle estime que la vente publique électronique, encore rare pour le moment, deviendra la norme dans un avenir proche.


Betty Cleeren

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