Première polémique de campagne à Saint-Josse

"Ni le collège, ni moi-même ne souscrivons à cette démarche", a écrit Jean Demannez. Pourtant, il l’a bien approuvée en février dernier…
"Ni le collège, ni moi-même ne souscrivons à cette démarche", a écrit Jean Demannez. Pourtant, il l’a bien approuvée en février dernier… - © Belga

Un article du Vif/l'Express accuse l'échevin cdH Eric Jassin de vouloir gommer les caractères chrétiens des fêtes du calendrier communal. Le bourgmestre de Saint-Josse, Jean Demannez, écrit alors au magazine pour désavouer son échevin. Problème : la décision n'est pas seulement celle de l'échevin, mais celle de tout le collège, bourgmestre inclus.

L'histoire débute en forme de mini-polémique montée en épingle par l'hebdomadaire Le Vif. Pour refléter le caractère multi-confessionnel de Saint-Josse, l'échevin des Classes moyennes, Eric Jassin (cdH), a gommé les références à Pâques et à Noël dans le calendrier des dérogations à la fermeture hebdomadaire pour les commerçants. Il est question des vacances du printemps et des fêtes de fin d'année.

Le Vif/L’Express en fait un écho piquant en relevant l'origine marocaine de l'échevin Jassin, accusé de négliger les racines chrétiennes de Saint-Josse. Mauvais procès dans la mesure où Jassin lui-même, issu d'un couple mixte, se revendique chrétien et non musulman.

Mais l'affaire se corse. En réaction à l'article, le bourgmestre socialiste Jean Demannez écrit au Vif/L'Express pour se désolidariser de son échevin. "Ni le collège, ni moi-même ne souscrivons à cette démarche", écrit Jean Demannez. Le bourgmestre précise : il n'y a eu aucune décision collégiale. Faux, archi-faux : le collège des bourgmestre et échevins du 21 février a bien approuvé le calendrier 2012 des dérogations au repos hebdomadaire. Et le bourgmestre était présent. A Saint-Josse, la campagne électorale s'annonce riche en coups bas.  

Philippe Carlot

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