Première édition du salon Fish'Art ce week-end à Angleur

Un salon de la pêche à la ligne c'est, dans une salle polyvalente de banlieue, un assortiment de cannes, de filets, d'hameçons, de couteaux, à ne plus savoir qu'en faire. Pour suivre l'évolution du matériel, il faut s’accrocher. Le fil de nylon, par exemple, est dépassé: "Ce sont maintenant des fils de polyamide qui sont tressés" explique Philippe Bloom, l'organisateur. "On a ainsi une résistance certainement parfois 10 fois supérieure à un fil de nylon classique".

Autre innovation, les moulinets, désormais des bijoux de technologie. "Ils ont un système pour empêcher les crasses de se mettre en dessous de la bobine à bain d'huile, et magnétique" poursuit Michel Loyers, délégué commercial. "C'est tout nouveau". Un bijou de technologie donc, mais qui a un coût. "Pour le moins cher dans cette gamme, il faut compter 6 à 700 euros".

Et puis les techniques changent. L'ancien champion néerlandophone Jean-Marie Plisnier commence à introduire le feeder sur les rivières wallonnes, la seule technique qui n’utilise pas de flotteur pour indiquer la touche: "La touche ne se déclare pas au moyen d'un flotteur mais au moyen d'un sillon, et c'est le tremblement du sillon au bout de la canne qui indique que le poisson mord ou pas à l'appât".

Mais la principale nouveauté, elle ne s'expose peut-être pas : c'est l'aspe. Un poisson blanc, mais carnassier. Connu dans nos contrées au siècle dernier, il a recommencé à coloniser le bassin mosan. Un signe de la qualité de l'eau, ou du déclin des industries.

 

M. Gretry

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