Poussières radioactives sur le site de La Louvière: Duferco réagit.

Ces poussières contaminées au césium 137 sont stockées dans de gros sacs et des fûts dans un hangar de Duferco La Louvière. Si cela ne présente aujourd'hui aucun danger pour les riverains et travailleurs, selon l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), ces déchets ne peuvent rester là indéfiniment.

Ils seront bientôt déplacés dans un lieu plus sûr mais il faut toujours trouver une solution de traitement et si des pistes existent, rien n'est encore décidé et le coût du traitement dépendra de la solution trouvée.

Une réunion est prévue le 26 novembre entre les responsables de Duferco, de l'AFCN et de l'Ondraf (organisme des déchets radioactifs et des matières fissiles) afin de trouver une solution. On ne sait pas encore qui devra payer cette décontamination, souligne le quotidien.

La question du traitement de ces poussières va-t-elle s'inviter à la table des négociations?

On rappelle que la direction de Duferco – tout comme celle du russe NLMK – a annoncé fin octobre vouloir se séparer de la moitié de ses effectifs louviérois.

Ce mercredi, une rencontre a eu lieu entre le Premier ministre Elio Di Rupo mais aussi avec le gouvernement wallon. L'urgence de la reprise du dialogue social a été soulignée.

Le président de Duferco Belgium a ainsi déclaré que sans des mesures urgentes la survie de la société ne pourrait plus être assurée. Et Antonio Gozzi d'émettre un deadline : fin de l’année. Sans quoi on se dirigerait probablement vers une fermeture pure et simple.

Stratégie de négociation ou scénario plausible vu le contexte ? Difficile de se prononcer pour l’heure. En tous cas, cette information relayée par Le Soir (600 tonnes de poussières radioactives) risque de s’inviter à la table des discussions lorsqu’il s’agira de négocier âprement l’avenir de la sidérurgie louviéroise. Et c’est pour tout bientôt…

Duferco n'abandonnera pas les poussières radioactives

Dans un communiqué, Duferco Belgium réagit. La firme "entend ne pas confondre les problématiques face auxquelles l'entreprise se trouve aujourd'hui confrontée. La crise économique actuelle n'hypothèquera en aucun cas le suivi de l'incident survenu à l'aciérie début septembre 2011", rappelle-t-on chez Duferco. "La gestion appropriée des poussières faiblement contaminées présentes sur le site sera réalisée conformément aux recommandations qui seront émises par les autorités compétentes : l'AFCN (Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire) et l'ONDRAF (Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies)".

Réfutant toute volonté d'échapper à ses responsabilités, l'entreprise se défend d'avoir un agenda caché: "Aujourd'hui, Duferco Belgium se trouve confronté à une importante crise économique. Des mesures urgentes doivent impérativement être prises afin d'assurer la survie de la société, mais hier encore, lors de la rencontre entre la Direction et les décideurs politiques, Antonio Gozzi, Président, a réaffirmé sa volonté de conserver les activités sur le site de La Louvière. A aucun moment, Duferco n'a envisagé d'abandonner ni la Région wallonne, ni ses activités industrielles, ni ses poussières contaminées, ni ses travailleurs".

RTBF avec Belga

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