Pourra-t-on bientôt nager dans des étangs ou le canal à Bruxelles?

Nager dans certains étangs bruxellois ou même le canal... Alors que la Belgique connait des conditions météorologiques particulièrement favorables ces derniers jours, certains Bruxellois en rêvent peut-être.

C’est en tout cas une piste explorée par la ministre bruxelloise de l’Environnement qui a décidé de lancer une étude de faisabilité. Cette étude va se dérouler cette année du mois de juin au mois de septembre compris, période de l'année où il y a potentiellement le plus de baignades.

État sanitaire et aspects pratiques

L’étude comportera deux volets importants : "Une première partie sur l’état sanitaire des zones de surfaces potentielles dans des conditions similaires à celles de la saison de baignade. Et puis un deuxième volet parallèle au niveau des caractéristiques des différents étangs qui vont être examinés : profondeur, superficie, mesures de protection…", explique Céline Frémault (cdH).

21 points d’eau étudiés

Les experts de Bruxelles-Environnement ont dressé la liste des points d’eau qui seront examinés. 21 sites feront l’objet d’études, parmi ceux-ci, une série de sites régionaux :

  • L’amont et l’aval du Canal
  • L’amont et l’aval de la Senne
  • Les étangs des Pêcheries Royales (Watermael-Boitsfort)
  • Le parc de la Héronnière (Watermael-Boitsfort)
  • Le petit étang Mellaerts (Woluwe-Saint-Pierre),
  • L’étang du Parc Sobiesky (Laeken),
  • L’étang du Moulin (Etang 3) au Rouge Cloître (Auderghem)
  • L’étang du parc Tercoigne (Watermael-Boitsfort)
  • L’étang de la Pède (Anderlecht)
  • Le Grand Etang (Anderlecht)
  • L’étang Erasme (Anderlecht)

Les lieux trop petits où ceux dont la profondeur est jugée insuffisante ont été écartés de facto. Les étangs présents sur des domaines privés ont également été rayés de la la liste, tout comme ceux qui posent des problèmes d’accessibilité.

Quand sera-t-on fixé ?

La ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Frémault relance donc le projet. Mais il est cette fois question non plus de baignade en piscine extérieure mais bien de plongeons dans les étangs.

Il faut dire que l'idée de pouvoir permettre aux Bruxellois de se baigner en plein air et de piquer une tête dans des eaux fraîches n'est pas neuve, mais elle n'a jusqu'ici jamais abouti.

Quand sera-t-on fixé ? "Je pense qu’il était indispensable de pouvoir explorer cette piste. Ça veut dire qu’au mois d’octobre cette année, je saurai si une série d’eaux de surface à Bruxelles peuvent être transformés en eaux de baignade". Mais ce n’est pas tout. Une fois les informations des différentes études reçues, la ministre cdH devra alors initier toute une série de mesures. 

Changement de législation et aménagements nécessaires

À commencer par un changement de législation et des aménagement conséquents des espaces de baignade avec des berges adéquates, l’installation de vestiaires, de douches, la surveillance...

Que ceux qui se voient donc déjà barboter dans les eaux bruxelloises ne soient pas trop impatients, la première baignade n’est pas pour tout de suite. Il ne sera vraisemblablement pas question de se baigner dans les étangs avant (au moins) l’été 2020.

Emboîter le pas à d’autres villes belges et européennes

Mais est-ce vraiment réaliste d’envisager des baignades publiques dans la capitale de l’Europe ?  D’autres villes ont déjà fait un pas en avant en Belgique, comme à Anvers, ou d’autres villes européennes.

La volonté de la ministre bruxelloise de l’Environnement est donc de pouvoir faire avancer ce dossier qui suscite beaucoup d’attente de la part des Bruxellois qui souhaitent se rafraîchir pendant les périodes de fortes chaleurs.

Je pense que c’est jouable 

"On a voulu un spectre assez large avec une vingtaine d’endroits pour avoir un spectre assez large d’une vingtaine d’endroit et puis sur base des résultats et on verra quels sont les quatre ou cinq lieux  qui concrètement pourraient être aménagés", et la ministre bruxelloise de l’Environnement de conclure : "Je pense que c’est jouable même s’il y a pas mal de boulot avant le premier plongeon".

L'interview de Céline Frémault par Barbara Boulet

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