Pourquoi l'Université de Namur ne figure-t-elle pas parmi les 1000 "meilleures universités du monde" ?

Pourquoi l'Université de Namur ne figure-t-elle pas parmi les 1000 "meilleures universités du monde" ?
Pourquoi l'Université de Namur ne figure-t-elle pas parmi les 1000 "meilleures universités du monde" ? - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Plusieurs universités belges figurent dans le nouveau Top 1000 publié par l'université de Shanghai : Gand (66e), Leuven (85e), UCL et ULB (entre la 150e et la 200e place), ULiège, Anvers et la VUB (entre la 200e et la 300e place). En remontant beaucoup plus loin de cet Academic ranking of world universities 2019, on trouve aussi l'UMons dans la dernière tranche (entre la 900e et la 1000e place). Mais pas de trace de l'université de Namur.

"Nous ne figurons effectivement pas dans ces grands classements internationaux, commente Annick Castiaux, vice-rectrice à l'Enseignement. Avec 7500 étudiants, nous sommes sans doute un peu petits. Mais ce n'est pas uniquement une question de taille. Le MIT compte à peine plus d'étudiants que nous mais se hisse à la 4e place de ce classement. Mais comparer le MIT et l'Université de Namur, ou même avec les autres universités belges, c'est comparer des pommes et des poires."

En Communauté française, un enseignement universitaire de masse

Le mode de recrutement dans ces universités américaines est en effet complètement différent du nôtre. "Seule une petite élite est admise, moyennant des frais d'inscriptions de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Avec ces revenus très importants, les meilleures écoles américaines attirent des stars de la recherche scientifique, qui publient dans les grandes revues internationales (ndlr. le plus souvent elles-mêmes anglo-saxonnes), visent systématiquement les récompenses scientifiques comme le Nobel, etc. Notre modèle à nous, c'est celui d'un enseignement de masse où il n'y a pas de filtre à l'entrée de nos universités".

Et où les chercheurs se voient confier des tâches d'enseignement parfois très importantes.

L'Université de Namur, incomplète, est sans doute aussi pénalisée par l'absence de certaines filières d'études comme les sciences appliquées.

"Il y a d'autres moyens de se faire connaître"

"Mais cela ne veut pas dire que nous sommes réduits à un rayonnement local, précise Annick Castiaux. Il y a d'autres moyens de se faire connaître dans le monde que de figurer dans ces classements. Par exemple, en développant des recherches de pointe avec les meilleures universités étrangères. Ou encore en participant à la création de diplômes internationaux." A l'occasion de cette nouvelle rentrée académique, l'UNamur lance un nouveau master en biologie moléculaire en partenariat avec l'universté de Marburg (Allemagne) et celle d'Aix-Marseille.

 

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