Pour son patron : "Ryanair sera toujours plus important à Charleroi qu'à Zaventem"

L'arrivée de Ryanair à Zaventem, à partir du 27 février pour une dizaine de destinations, avait provoqué de vives inquiétudes le mois dernier dans le chef de la Région wallonne qui craignait des pertes d'emplois et une chute du nombre de voyageurs à Brussels South Charleroi Airport.

Michael O'Leary n'a néanmoins pas exclu une baisse du trafic à Charleroi pour cette année, "mais celle-ci serait limitée". Il vise au total 6,5 millions de passagers en Belgique, dont 1,5 million à Zaventem. "Nous serons alors les plus importants en Belgique, davantage que Brussels Airlines".

Ryanair a pour objectif d'étendre ses vols à l'automne, tant à Charleroi qu'à Zaventem.

Les ventes de billets d'avion pour les nouveaux vols fonctionnent bien, selon le CEO. Michael O'Leary table sur un taux d'occupation des vols de 80% le premier mois.

Les prix à Zaventem sont plus chers qu'à Charleroi, a concédé l'homme fort de Ryanair, mais c'est principalement en raison des coûts de structure de Brussels Airport. L'Irlandais a rencontré mercredi matin l'exploitant de l'aéroport. "Nous bénéficions d'un soutien professionnel très utile", a-t-il précisé.

"Nous n'enfreignons aucune loi sociale européenne"

Selon La Libre Belgique de ce mercredi, le Comité européen du dialogue social pour l'aviation civile devrait lancer une enquête sur la pratique selon laquelle Ryanair aurait recours à de faux indépendants. Si Michael O'Leary ne conteste pas travailler avec des indépendants, des pilotes par exemple, "cela se fait ", selon lui, " en accord total avec la législation européenne".

"Nous faisons cela depuis 29 ans et nous le ferons encore 29 ans", selon la réponse laconique du flamboyant patron irlandais. "Tout le monde le fait par ailleurs: Lufthansa, Air France aussi et, surtout, les médias. Ils s'en rendent encore plus coupables mais crient entre-temps haro sur Ryanair."

En ce qui concerne l'engagement du personnel à Charleroi et Zaventem, le patron de Ryanair a répété qu'ils recevaient un contrat irlandais parce qu'ils travaillaient sur des appareils irlandais. "Nous payons les lois sociales en Belgique mais les impôts sur les personnes en Irlande. Et cela en accord avec la législation européenne quoiqu'en pensent les syndicats". Selon Michaël O'Leary, " il existe en outre peu de différences entre les droits du travail belge et irlandais: c'est l'Europe quand même! ".

Enfin, le patron de Ryanair a de nouveau pointé l'Etat Belge pour son soutien financier au secteur aérien. "Ici se trouve le siège de l'Union européenne (...) Il est étrange que la Belgique essaye de mettre sur pied un système de subsides pour maintenir ici une filiale de la Lufthansa."

Belga

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