Pour réussir ses travaux au jardin: mieux vaut attendre le 15 mai

Jean-Marie Houlmont, horticulteur à Dommartin, assure lui-même l'arrosage de ses plantes et de ses fleurs. Il ne veut pas voir ses clients avant le 15 mai. Une question de crédibilité. Planter avant cette date, c'est prendre des risques à cause du gel.
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Jean-Marie Houlmont, horticulteur à Dommartin, assure lui-même l'arrosage de ses plantes et de ses fleurs. Il ne veut pas voir ses clients avant le 15 mai. Une question de crédibilité. Planter avant cette date, c'est prendre des risques à cause du gel. - © RTBF Marc Mélon

Jean-Marie Houlmont, horticulteur à Dommartin, sur le territoire de la commune de Saint-Georges-sur-Meuse est dans ses serres. La nuit, grâce au chauffage, la température est de 16 degrés. La journée, il y a entre 20 et 25 degrés. Jean-Marie Houlmont assure lui-même l'arrosage de ses fleurs et plantes. Il ne confierait cette mission à personne d'autre: "Une plante a besoin de son quota d'eau, ni trop, ni trop peu. Cela doit se faire au bon moment en fonction aussi de la luminosité et de la température. Trop d'eau, c'est la porte ouverte aux maladies. Et trop peu, c'est le flétrissement et le retard de culture".

Semis fait maison, une passion

Jean-Marie Houlmont réalise lui-même le semis. Il n'achète pas la marchandise à des grossistes. C'est une volonté: "J'effectue le travail moi-même pour pouvoir proposer à mes clients un assortiment hors du commun. C'est aussi pour pouvoir pratiquer mon métier. Si je dois acheter des plantes et les revendre, je ne suis plus horticulteur, je ne suis plus un cultivateur. Je le fais parce que c'est mon métier et ma passion".

Pas avant la 15 mai

Les clients de cet horticulteur sont attendus à partir du 15 mai, pas avant. Ils viennent pour l'instant poser des questions. Ils connaissent l'homme aux mains vertes et son repère de la mi-mai. Sonia Sibiet, une habitante de Horion-Hozémont fait appel à ses souvenirs: "Pour moi, c'est fort important. Comme le disaient mes grands-parents, on ne plante rien avant le 15 mai. On ne plante rien avant les saints de glace. Pas de fleurs, ce serait de la stupidité".

Patience

A la pépinière de la Prêle, à Bergilers, près d'Oreye, on prépare les journées portes ouvertes qui se dérouleront le week-end prochain. Soixante variétés de tomates sont proposées à la clientèle. Entre giboulées, averses, pluies et rayons de soleil, il y a de quoi se poser des questions. Céline Willem, à la tête de cette pépinière hesbignonne, explique: "Que faire des tomates quand on les achète à cette période ? Le mieux, c'est de les mettre la journée à l'extérieur pour qu'elles profitent du soleil et les rentrer la nuit. Il faut donc un peu jongler".

La date du 15 mai est aussi un repère de première importance pour Céline Willem qui recommande aussi la patience. Ses clients sont pressés d'aller au jardin. "Une demi-heure au jardin, c'est comme une marche de quelques kilomètres en plein air, cela libère l'esprit en cas de petits problèmes, explique Christiane Debroux, une habitante de Lincent.

Encore 15 jours de patience pour réussir tous ces travaux au jardin.

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