"Pour que plus jamais le train ne soit la fin du voyage"

La stèle, sur laquelle on a pu enfin s'accorder pour graver une épitaphe, est érigée sur la place de Buizingen
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La stèle, sur laquelle on a pu enfin s'accorder pour graver une épitaphe, est érigée sur la place de Buizingen - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

A Buizingen, en fin de matinée, un représentant du Roi, des mandataires politiques, le directeur d'Infrabel (le gestionnaire du réseau) ont assisté à la cérémonie en mémoire des 9 voyageurs, la plupart venant de la région de Mons, décédés lors de la collision du 15 février 2010, tandis que 162 autres personnes avaient été blessées.

Avec les familles des victimes, les personnalités ont inauguré une stèle qui se fait attendre depuis trois ans (le Prince Laurent, malade, était excusé ce matin pour la cérémonie d'hommage).

Cette stèle est érigée sur la place communale de Buizingen. Le nom des 19 victimes y est gravé, avec une épitaphe enfin acceptée par le comité d'organisation des cérémonies annuelles, après trois années de tergiversations...

"Pour que plus jamais le train ne soit la fin du voyage"

Un organisateur a cité nommément chaque victime, et à chaque prénom cité, correspondait un portrait brandi dans la foule par un proche de la victime. Une photo format A4 souvent tenue sur le coeur.

Les familles tenaient à apporter cette nouveauté dans la cinquième cérémonie d'hommage, parce que trop souvent, plutôt qu'un nom, c'est un numéro de dossier que leur demandent des administrations, des assurances, des cabinets d'avocats.

Aucune cérémonie précédente n'est apparue aussi digne aux familles, avec la prestation d'une chorale locale, la lecture de textes poétiques, notamment un texte du montois Pierre Coran...

"Dès lors, au fil du temps retrouvé, survit l’espoir de ne plus revoir, de ne plus connaître, ici et ailleurs, ce deuil, ce mal-être, l’impossible adieu. Le cœur voit plus loin que les yeux".

Julien Badert et Dominique Delhalle

 

Les familles tenaient à apporter cette nouveauté dans la cinquième cérémonie d'hommage, parce que trop souvent, plutôt qu'un nom, c'est un numéro de dossier que leur demandent des administrations, des assurances, des cabinets d'avocats.

Aucune cérémonie précédente n'est apparue aussi digne aux familles, avec la prestation d'une chorale locale, la lecture de textes poétiques, notamment un texte du montois Pierre Coran...

"Dès lors, au fil du temps retrouvé, survit l’espoir de ne plus revoir, de ne plus connaître, ici et ailleurs, ce deuil, ce mal-être, l’impossible adieu. Le cœur voit plus loin que les yeux".

Julien Badert et Dominique Delhalle

 

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