Pour ou contre l'aménagement du parc Walkiers à Schaerbeek ?

LA CEBE voudrait que le plan de réaménagement tienne compte de la biodiversité du parc Walckiers
LA CEBE voudrait que le plan de réaménagement tienne compte de la biodiversité du parc Walckiers - © Belga

Le parc Walkiers est une zone verte de haute valeur biologique. Il est actuellement fermé au public mais un plan de réaménagement voudrait ouvrir l'accès au quidam... Ce qui provoque pas mal de divergences…

Certains aimeraient l’aménager avec des aires de jeux et des sentiers de promenade verte pour le grand public.  C’est le cas de Bruxelles Environnement (IBGE) notamment qui vient d’introduire pour la deuxième fois consécutivement une demande de permis visant à l’aménagement du parc.    Mais c’est ici que le bât blesse.  Si le parc appartient bien à la région de Bruxelles, il est cependant géré par une ASBL « la Commission de l’Environnement de Bruxelles et Environs » (CEBE) qui estime que Walckiers doit être repris dans son intégralité comme « Réserve naturelle ».  

D'un côté, on trouve donc Evelyne Huytebroeck, ministre bruxelloise de l'environnement. De l'autre Christian Rombaux, Vice-président de la CEBE.  Et au milieu des deux : le plan de réaménagement du parc Walkiers de près de 2 000 000 euros.

Le plan, proposé par la région, ouvrirait le parc au public et y ferait passer une promenade verte. Pour Christian Rombaux, la CEBE n’est pas, par principe, hostile à une traversée du site, mais est opposée à ce que celle-ci se fasse à n’importe quel prix pour l’éco-système.  Selon lui, il faudrait donc laisser le parc fermé et investir les fonds dans des guides qui assureraient des visites à but pédagogique. « Ce que nous essayons de faire, c’est de concilier la conservation avec l’animation pédagogique.  Et nous prétendons que ce n’est pas compatible avec une ouverture tous azimuts.»

Une ouverture que souhaite pourtant Evelyne Huytebroeck.  Pour la ministre, l’ouverture au public et la préservation de l'environnement ne sont absolument pas incompatibles. « En tout cas, c’est ce que révèlent des études que nous avons fait faire.  Mon administration a de plus tenu à mettre un point d’honneur à ce qu’on préserve le côté haute valeur biologique du site. »

La CEBE et la région bruxelloise ne semblent pas prêts à accorder leurs violons. La CEBE menace d'ailleurs de se rendre au Conseil d'Etat pour faire appel du plan de réaménagement dans le but qu’une nouvelle réflexion, tenant réellement compte de la biodiversité des lieux, soit entamée…  


David Scoubeau - Delphine Hotua

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