DéFI et Écolo disent oui à la négociation pour former un gouvernement bruxellois

Le président de DéFI, Olivier Maingain, a répondu favorablement à l’invitation de la présidente du PS bruxellois, Laurette Onkelinx, et du ministre-président, Rudi Vervoort, de participer aux négociations en vue de former la nouvelle majorité gouvernementale à Bruxelles.

"Nous avons répondu favorablement. Je me réjouis que nous puissions envisager une majorité stable sans la N-VA et sans le PTB", a dit M. Maingain à son arrivée au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où il était attendu pour un échange avec le président du PS, Elio Di Rupo, dans le contexte des consultations en Fédération Wallonie-Bruxelles. L’objectif principal de DéFI sera de permettre à la Région bruxelloise de soutenir l’activité économique, la création d’emplois et la formation professionnelle, dans la lignée du travail accompli sous la précédente législature par les ministres bruxellois DéFI Didier Gosuin et Cécile Jodogne. Mais ce n’est pas tout : La transition écologique, l’instauration et le développement d’une mobilité durable et apaisée, la lutte contre la pauvreté et la réduction de la fracture sociale, la bonne gouvernance, la rationalisation des instruments publics ainsi que le renforcement des politiques de santé, seront également au cœur des négociations bruxelloises pour DéFI.

Olivier Maingain conduira la délégation de DéFI à la table des négociations "à laquelle Bernard Clerfayt, comme d’autres représentants du parti, sera associé", a précisé DéFI.

De son côté, l’assemblée générale des militants d’Écolo vient d’autoriser ce vendredi soir à l’unanimité Écolo d’entrer en négociation avec DéFI et le PS. Ce n’est pas une surprise, mais dès lundi, PS, DéFI et Ecolo se retrouveront donc pour commencer à travailler autour de la formation d’un gouvernement bruxellois.

Zakia Khattabi confiante

La co-présidente d’Ecolo Zakia Khattabi, mandatée comme Alain Maron, pour participer aux négociations en vue de la formation d’un gouvernement en Région bruxelloise ne se montre pas inquiète, outre mesure, des réserves de l’Open Vld à propos de l’ouverture de négociations sans le MR.

Les informateurs socialistes Laurette Onkelinx et Rudi Vervoort ont proposé vendredi matin à Ecolo et à DéFI de prendre part à des négociations en vue de la formation d’une coalition en Région bruxelloise, ce que ces deux formations ont accepté.

Le chef de file Open Vld à la Région bruxelloise, Guy Vanhengel a pour sa part une nouvelle fois demandé vendredi en fin de matinée, aux informateurs socialistes francophones de temporiser avant d’ouvrir les négociations avec Ecolo et DéFI, afin d’inclure le MR.

Informée de cette demande formulée via les médias sociaux, Laurette Onkelinx a refusé poliment mais clairement d’y donner suite, par respect pour Bruxelles, Région à part entière, comme les autres.

Interrogée à ce propos à l’issue du vote des membres du Conseil de fédération d’Ecolo, Zakia Khattabi n’a pas semblé voir dans la demande des libéraux flamands un obstacle insurmontable pour la négociation. "Ils ont été associés aux commandes de la Région bruxelloise durant quinze ans sans le MR", s’est-elle plu à rappeler.

Alain Maron prudent

Le député bruxellois Alain Maron, quant à lui, tient à préciser que tout ne sera pas rose : "Le gros œuf à peler sera le cadre budgétaire général. Nous devons trouver les capacités d’investissement pour améliorer la condition sociale des Bruxelloises et des Bruxellois, et aussi les objectifs climatiques. Cela va nécessiter des sous, et il faudra trouver des solutions budgétaires. Il est inimaginable de penser que l’on ne pourra pas investir pour ces solutions aux problèmes sociaux et environnementaux, tempère-t-il. Il y a aussi des dossiers dont on sait qu’ils vont être compliqués, notamment par rapport aux problèmes de gestion à l’agence Bruxelles Propreté. C’est un cadavre dans le placard."

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