Pour Antonio Di Santo, l'avenir de Charleroi n'est peut-être plus dans la sidérurgie

Carsid à Charleroi
Carsid à Charleroi - © Belga - Julien Warnand

Antonio Di Santo, l'ancien président des métallos FGTB de Charleroi, est à la tête du Comité de développement stratégique pour Charleroi. Entre autres constatations, il ose dire aujourd'hui qu'il faut réfléchir à d'autres pistes industrielles que la sidérurgie et sa filière intégrée.

Selon le comité de développement stratégique de Charleroi, la ville doit plus que jamais préparer son avenir et améliorer par tous les moyens son image à l'extérieur. Ce comité est composé d'une quarantaine de personnes issues des forces vives de la ville, tous domaines confondus. Depuis sa création il y a 4 ans, son objectif est de dynamiser ce qui peut ou ce qui doit l'être. Sa présidence est occupée par Antonio Di Santo, ex-permanent syndicaliste.

Organisé en commissions, le Comité stratégique est également capable de rassembler des moyens financiers. 49 millions d’euros ont été obtenus pour les infrastuctures de formation sur le campus technologique et 9 millions pour le prochain bâtiment RTBF-Télésambre à la place de la Digue.

Antonio Di Santo le sait : Charleroi est à un tournant de son histoire. On saura, en juin prochain, s'il faut oublier le rêve d'un filière intégrée et si le passé sidérurgique de Charleroi peut encore  assurer son avenir. Un avenir qui doit se préparer dès maintenant, sans négliger aucune hypothèse.

En attendant, dans quelques semaines, cela fera 3 ans que Carsid est à l'arrêt. Et Antonio Di Santo rappelle que l'enveloppe financière réservée par le gouvernement pour la reconstruction de la cockerie de Carsid pourrait servir à attirer d'autres industriels à Charleroi.
Il s’est exprimé dans un entretien avec Alain Vaessen que vous pouvez écouter ci-contre.

Daniel Barbieux, Alain Vaessen
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