Des moutons pour entretenir des espaces verts des stations d'épuration à Pont-à-Celles

des moutons au pied de la station d'épuration
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des moutons au pied de la station d'épuration - © Vinciane Votron

Des moutons plutôt que des herbicides ou des tracteurs tondeuses. Igretec est la première intercommunale en Wallonie à se lancer dans l'éco-pâturage. C'est un projet pilote qui concerne 10 sites. Les premiers béliers et brebis ont déjà commencé à brouter l'herbe de la station d'épuration de Viesville, dans l'entité de Pont-à-Celles. 

Stéphanie Parmentier a créé la société Eco-patures avec son mari. Tous les deux jours, elle se rend dans la prairie des ovins. Son job : vérifier s'ils n'y a pas de bobo, si les moutons ont assez d'eau et de nourriture.

Même si les races choisies – des skuddes et des ouessants – sont assez rustiques : "Ils se contentent vraiment de la nature. Ils vont manger en premier lieu l'herbe, ils vont laisser quelques petites fleurs qui ne sont pas à leur goût. Et lorsqu'il n'y a plus d'herbe, qu'il n'y en a plus en suffisance, ils vont s'attaquer aux plantes qu'ils aiment un peu moins. Y compris les orties, les jeunes arbres, les jeunes ronces quand c'est encore assez tendre. Tout ça, ils savent enlever".

Écologique et économique

La station d'épuration de Viesville est la première à accueillir son troupeau. "Ici, c'est 1500 mètres, donc c'est une petite station, mais qui est pas mal organisée, commente Delphine Goffinet, gestionnaire environnementale chez Igretec. Les bassins d'épuration sont en hauteur, les moutons risquent donc de ne pas tomber dedans. On n'a pas dû mettre trop de clôtures non plus pour les retenir des espaces de circulation du personnel. C'était une bonne station pour commencer."

D'ici un mois, 10 stations d'épuration seront entretenues par ces herbivores, soit 3 hectares. Fini donc de tondre ou d'utiliser des herbicides...

Et ce projet écologique a aussi des répercussions économiques : "Bien que cela s'inscrive dans une démarche écologique, les coûts d'entretien vont quand même fortement diminuer. On s'attend à ce que ce soit rentable dès la deuxième année, compte tenu des frais d'installation, des frais de clôture, d'électricité, des points d'eau, etc.", confirme la responsable d'Igretec.

Aujourd'hui, le cheptel compte une cinquantaine d'animaux ; au printemps, ils pourraient être plus nombreux.

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