Pommes et poires prennent la direction de l'Inde et de la Chine

Les pommes et les poires belges doivent prendre le chemin de l'exportation.
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Les pommes et les poires belges doivent prendre le chemin de l'exportation. - © RTBF Marc Mélon

A Rosoux, dans les vergers de pommes et de poires, Nicolas Goffin, 30 ans, suit de près sa production. Depuis l'embargo russe qui touche de plein fouet son entreprise familiale, il perd de l'argent. Les prix du marché sont bas. "Pour les poires Conférence, explique le jeune producteur de fruits, nous sommes passés de 60 centimes en 2014 à 40 centimes aujourd'hui. Au niveau des pommes, nous sommes actuellement à 35 centimes alors que nous étions à 50 centimes. La situation est devenue quasiment intenable. Concrètement, nous perdons de l'argent".

Direction la Chine et l'Inde

A Saint-Trond, à la coopérative de producteurs de fruits BFV, Christian Gustin a une vision parfaite du marché belge et international. L'équipe commerciale a dû trouver de nouveaux débouchés après l'embargo russe, il y a deux ans. "Nous avons énormément de concurrence de la Pologne qui est un très gros producteur de fruits, explique Christian Gustin, manager commercial à la BFV. "La Belgique produit plus de pommes et de poires que ce qu'elle n'en consomme. Elle est obligée d'exporter. Certains marchés à l'exportation n'existent plus. C'est le cas de la Russie. Il a fallu investir dans de nouveaux marchés en Europe, en Inde et en Chine pour compenser le déficit d'exportation vers la Russie".

Cet intérêt de l'Inde et de la Chine pour nos fruits, c'est donc une excellente nouvelle pour nos producteurs. Christian Gustin poursuit: "L'Inde est un très gros consommateur de pommes. C'est un pays qui achète beaucoup en Amérique. Ce pays a découvert nos pommes il y a quelques années et s'y intéresse de plus en plus".

L'asperge fait recette

Pour les producteurs de fruits, une façon de garder pieds dans les affaires, c'est de diversifier leurs activités. L'asperge, par exemple, fait recette pour l'instant. En quelques heures, avec le beau temps que nous connaissons, elle peut grandir de dix centimètres. "Cela fait dix ans que nous produisons des asperges vertes en wallonie, explique Nicolas Goffin. "C'est un bon choix qui complète bien nos activités dans les vergers. La récolte est aléatoire d'un jour à l'autre. Elle peut passer de 150 kg à 1200 kg. On a toujours du travail qui peut compenser la haute activité dans les asperges et inversement".

Les producteurs de fruits qui veulent s'en sortir doivent faire preuve de créativité. La famille Goffin l'a bien compris en ouvrant un magasin de proximité avec des produits du terroir.

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