Pollution: une nouvelle façon de traquer le black carbone à Bruxelles

Pollution: une nouvelle façon de traquer le black carbone
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On le sait, la pollution est très importante en ville. C’est pour cette raison que Bruxelles Environnement lance un nouveau type de mesure de la qualité de l’air dans la capitale, notamment dans les stations de métro.

A Bruxelles, les contrôles "pollution" sont réalisés par des stations de mesures. Ces appareils sont fixes et ne donne pas le niveau de pollution dans une station de métro ou dans une rue bien précise. Bruxelles Environnement a mis au point un nouveau système de mesure.

Olivier Brasseur, responsable du laboratoire qualité de l’air à Bruxelles environnement explique que "pour cette étude, nous allons utiliser du matériel qui ne prend pas beaucoup de place. C’est un moniteur qui a la taille globalement d’un très gros Gsm. On peut le porter en bandoulière et circuler dans n’importe quel type d’endroit, en particulier dans les rues, dans les transports. Grâce à cet appareil-çi, on va mesurer les particules fines de black carbone. C’est une sous-catégorie de particules fines qui correspondent aux particules provenant de la combustion de diesel ou de mazout de chauffage ou encore de bois, par exemple "

Le black carbone ou noir de carbone est une particule présente dans les suies. C’est une forme de carbone élémentaire qui n’a pas d’odeur. Il est généralement dû à une combustion incomplète de produits pétroliers. Le noir de carbone est donc un des polluants principalement émis par les pots d’échappement. Il ne devient toxique qu’en fonction de son diamètre et de la quantité des particules en suspension dans l’air. Le noir de carbone agit essentiellement sur les voies respiratoires, voire les yeux. Il peut être responsable de certains cancers.

Une étude à grande échelle en collaboration avec la STIB

Deux cent volontaires seront équipés pendant un an de ces appareils qu’ils porteront lors de leurs trajets. Cela doit permettre au final d’avoir une idée plus précise des niveaux de pollution à des endroits où il n'y a pas de stations de mesures. La STIB, soucieuse d'évaluer la pollution de l'air dans les stations de métro, participe au projet. Mais les applications de ce type de mesures sont infinies, comme cette idée qui germe déjà chez certains d’utiliser ces données dans le domaine de la cartographie.

On pourrait ainsi calculer le trajet des cyclistes et ainsi leur éviter les tronçons les plus pollués de la capitale. Mais, Olivier Brasseur, le responsable du laboratoire qualité de l’air à Bruxelles, estime que " cette étude va mesurer l’exposition de manière beaucoup plus générale ; on pourra comparer les modes de transports. Ca va amener des choses intéressantes mais l’objectif est vraiment de cerner l’exposition des gens pendant toute la durée de leur transport. C’est dans ce sens-là que cette étude est plus pertinente. "

Miguel Allo

 

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