Pollution sur le canal Bruxelles – Charleroi : la navigation a repris ce matin

Depuis le 22 mars dernier, plus aucun bateau ne circulait entre les écluses d’Ittre et de Lembeek sur le canal Bruxelles-Charleroi. En cause, une pollution des eaux du canal aux hydrocarbures qu’il a fallu contenir. Grâce aux opérations de dépollution, la circulation a pu reprendre ce mardi matin, mais sous certaines conditions : "Les bateaux et les péniches doivent naviguer à vitesse limitée entre Lembeek et Ittre : à quatre kilomètres heures maximum" explique Laurent Kaus du service public de Wallonie. "Ils doivent aussi s’annoncer aux deux écluses concernées, Lembeek et Ittre, puisqu’il y a toujours des barrages traversants pour contenir les nappes résiduelles de pollution."

Au passage de chaque bateau, les barrages sont donc ouverts puis refermés par le personnel des écluses. Bien que le trafic reprenne, la dépollution des eaux du canal n’est pas encore terminée : "Une telle pollution n’est pas nettoyée en si peu de temps. On a fait tout ce qui était en notre pouvoir pour remettre la navigation en route et pour limiter les dégâts économiques. Maintenant, on œuvre pour la faune et la flore et pour pouvoir limiter les dégâts sur l’environnement", expose l’agent du service public de Wallonie.

La facture du sinistre est estimée à un demi-million d’euros. C’est le responsable de la pollution qui devra s’acquitter de la somme. Rien n’est encore confirmé, mais l’usine sidérurgique NLMK Clabecq est pointée du doigt. Le département Police et Contrôle du service public de Wallonie a rédigé un procès-verbal dans ce sens-là qui a été envoyé au parquet de Nivelles.

NLMK Clabecq ne reconnaît pas les faits. Cependant, aujourd’hui, l’entreprise a repris en main les opérations de dépollution des eaux du canal.

Sujet du JT 26/03/2021

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK