Pollution de l'Escaut : le bourgmestre de Tournai interpelle le président français

Le président français Emmanuel Macron
Le président français Emmanuel Macron - © AFP - Ludovic Marin

Plusieurs milliers de poissons sont morts dans l’Escaut, en France et en Belgique, à la suite d’un accident dans une entreprise française. Les autorités belges n’ont pas été prévenues. Le bourgmestre de Tournai vient d’adresser une lettre au président de la République française, Emmanuel Macron, à propos de cette catastrophe environnementale.

"Je vous fais part de mon incompréhension…"

Dans une lettre datée du lundi 27 avril, Paul-Olivier Delannois (PS), bourgmestre de Tournai, a interpellé Emmanuel Macron, président de la République française, à propos de ce qu’il qualifie comme une catastrophe environnementale. "Je vous fais part de mon incompréhension et de ma désolation face à la tragédie écologique que subit la ville de Tournai et ma région, le résultat de la négligence de la société française Tereos, me semble-t-il !", déclare d’emblée le 1er magistrat de la Cité des cinq clochers.

Comment expliquer une pareille négligence d’un voisin, d’un allié et d’un partenaire européen ?

Rappelant qu’à la suite d’une rupture de digue, plus de 100.000 m³ d'eau chargée de matière organique, se sont déversés dans l’Escaut, "Des dizaines de milliers de tonnes de poissons sont morts dans cette partie du fleuve, selon la Région wallonne. Ce n’est là que la partie visible de cette tragédie écologique qui aura des conséquences sérieuses sur l’avenir de la biodiversité de notre région. J’ai du mal à comprendre pourquoi les autorités françaises, au courant de cette situation depuis le 9 avril, n’ont pas informé les autorités de notre pays ? Comment expliquer une pareille négligence d’un voisin, d’un allié et d’un partenaire européen ?", conclut Paul-Olivier Delannois.

La nuit du 9 au 10 avril dernier, une digue d’un bassin de décantation s’est rompue au sein de la sucrerie Tereos, implantée à Thun-Saint-Martin, dans le Nord de la France. À la suite de cet accident, quelque 100.000 m³ de boues de lavage des betteraves se sont déversés dans l’Escaut. Cette boue était chargée de dioxyde de carbone. Cette substance a sérieusement réduit le taux d’oxygène, ce qui a été fatal au milieu piscicole, de chaque côté de la frontière.

 


 

Journal télévisé du 28/04/2020

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