Police: de nouveaux mots pour qualifier les faits

Dans les statistiques de la police de Braine-l'Alleud, le steaming a été recensé pour la première fois en 2010. Pourtant, la pratique existait auparavant, explique Jean-Luc Noël, directeur à la police judiciaire fédérale de Nivelles : "Le steaming, c’est le fait de s’accaparer le bien d’autrui par des bousculades, par exemple et c’est surtout présent chez les jeunes. C’est presque un vol avec violence sans qu’il y ait vraiment de violence concrète".

Si le phénomène était connu, on ne lui a, par contre, attribué un nom que récemment.

Quand une pratique criminelle devient fréquente, la police ressent le besoin de la définir. C'est ce qui s'est aussi passé avec le skimming - ce procédé qui consiste à copier les données d'une carte bancaire à l'insu de son propriétaire.

"Au niveau de la police fédérale il y a une détection des nouvelles tendances. Des modus operandi nouveaux ou qui sont émergents et il faut bien les appeler par une dénomination et c’est ainsi qu’on utilise un vocabulaire anglais. Il y a d'un côté, les définitions pénales du code pénal, ce sont des vols qualifiés et l’encodage policier qui est tout à fait autre chose". Et qui permet donc à la police d'encoder plus précisément les faits.


Colette Jaspers avec Odile Leherte

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