Fin de l'action escargot sur la RN25, plusieurs zonings bloqués dans le Brabant wallon

Fin de l'action escargot sur la RN25, un rond point et plusieurs zonings bloqués dans le Brabant wallon
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Fin de l'action escargot sur la RN25, un rond point et plusieurs zonings bloqués dans le Brabant wallon - © Tous droits réservés

Une cinquantaine d'affiliés FGTB ont mené une opération escargot sur la E25 entre Genappe et Wavre dès 8h30. Le cortège est ensuite arrivé au bout d'une heure trente au bout de la N25, à hauteur de Wavre. Les manifestants se sont ensuite installés sur un rond point, peu après le pont qui surplombe la E411 avant de repartir.

Les manifestants se sont rassemblées vendredi matin dès 5h30 au rond-point de Promelles à Genappe près de Nivelles, en marge de la grève générale en front commun. 

Une action escargot a débuté sur la RN25, peu après 8h. Le cortège avançait à la vitesse d'un tracteur, ralentissant ainsi le trafic sur la RN25, jusqu'au rond-point de Corbais puis à Wavre.

  • À Wavre

De son côté, la CSC a organisé le blocage de plusieurs entreprises de titres-services, habituellement peu touchées par ce type d'action, et les militants se sont rassemblés à 10h, devant le siège de l'Union wallonne des entreprises (UWE).

Même si des drapeaux ont été déployés autour d'un brasero et que la police était présente aux alentours pour canaliser d'éventuels débordements, il ne s'agissait pas d'une action de blocage, mais d'une rencontre sollicitée par le syndicat avec l'administrateur délégué de l'UWE, Olivier de Wasseige.

Symboliquement, la CSC lui a fait cadeau d'une boussole. "Une boussole pour qu'il retrouve le bon chemin, celui qui rencontre les intérêts des travailleurs. Il est important pour nous de proposer une discussion sur le fond avec un représentant des entreprises, puisque nous sommes dans le cadre d'une négociation", a témoigné l'administrateur.

Peu avant la rencontre, Olivier de Wasseige a reprécisé la position de l'UWE. Il estime que les syndicats se trompent de cibles en bloquant les entreprises alors que le problème principal est le sous-emploi, avec 31.000 postes vacants faute pour les employeurs de trouver des profils adéquats."C'est bien l'emploi qui finance la sécurité sociale. On ne conteste pas un problème de pouvoir d'achat, qui est un réel problème sociétal: quand on voit ce que quelqu'un gagne par rapport à ce qu'il coûte à son entreprise, c'est aberrant. Il faut diminuer les dépenses publiques. Quant aux négociations salariales dans le cadre des accords interprofessionnels, on verra la marge possible dans les chiffres du Conseil central de l'économie qui sortiront en janvier. Mais je rappelle que toute grève coûte à l'entreprise. Cette journée de vendredi coutera cher à l'économie wallonne...", indique Olivier de Wasseige.

Les zonings de Saintes (Tubize), Nivelles Sud et Wavre Nord font l'objet d'actions de blocage ce vendredi matin dans le cadre de la journée d'actions syndicales menée au niveau national.

  • Plusieurs entreprises à l'arrêt

D'importantes entreprises du Brabant wallon sont également à l'arrêt. C'est le cas de GSK à Wavre, de Twindisk à Nivelles, des entreprises de travail adapté Village n°1 (Braine-l'Alleud) et Axedis (Limal), des carrières de Quenast, de Derbigum (Perwez) ou encore de Clariant (Louvain-la-Neuve). Un piquet de grève est installé devant NLMK Clabecq.

Les syndicats veulent exprimer leur colère contre la réforme des pensions du gouvernement fédéral, l'attitude "déresponsabilisée" des employeurs, l'échec des négociations sur les métiers pénibles et les problèmes de pouvoir d'achat. Ils souhaitent également démontrer leur fermeté avant le début des discussions sur l'accord interprofessionnel.

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