Plus de sécurité et de qualité dans les hôpitaux privés bruxellois

Côté sécurité, on peut citer les mesures sanitaires permettant de réduire les infections nosocomiales, c’est-à-dire des infections contractées à l'hôpital.
Côté sécurité, on peut citer les mesures sanitaires permettant de réduire les infections nosocomiales, c’est-à-dire des infections contractées à l'hôpital. - © Belga

Les hôpitaux privés bruxellois planchent sur l'amélioration de la sécurité et de la qualité des soins. Dans le cadre d'un colloque organisé ce jeudi, les représentants d'une trentaine d'hôpitaux ont épinglé quelques améliorations à apporter ou déjà constatées. Côté qualité, on notera par exemple une meilleure politique de prévention et de fonctionnement, pour réduire les risques d'accidents médicaux. Côté sécurité, on peut citer les mesures sanitaires permettant de réduire les infections nosocomiales, c’est-à-dire des infections contractées à l'hôpital.

Les infections nosocomiales affectent principalement les patients fragiles, comme les personnes âgées ou les nouveau-nés. Les conséquences peuvent être graves et même parfois mortelles. Avec la multiplication des contaminations possibles via le matériel ou les individus, la prolifération des bactéries est devenue un réel problème. Pourtant, une partie des infections peuvent être évitées grâce à des mesures de prévention. Le docteur Jacques de Toeuf, président de la Fédération des hôpitaux privés de Belgique, explique : "se laver les mains, ça paraissait assez évident mais ça ne se faisait pas ; être restrictif dans les antibiotiques qu’on adresse ; traiter peu longtemps ces antibiotiques ; cibler ; isoler les malades infectés ; avoir des laboratoires performants pour analyser les microbes ; etc. On est quand même arrivé en Belgique à réduire les infections acquises à l’hôpital de plus ou moins 1% puisqu’on est descendu de 3,8 à 2,8. Et c’est important."

Les spécialistes tentent donc d'améliorer aussi la prévention en dehors de l'hôpital : "on doit porter le regard sur les endroits extérieurs où l’on peut acquérir des germes résistants."

Les médecins prônent aussi l'interdiction d'antibiotiques dans les élevages de bétail: "ces bêtes hébergent des microbes résistants qui passent éventuellement dans la boucherie ou dans le supermarché, dans l’eau, et puis finalement, dans la population."

Cette réflexion médicale s'inscrit dans le cadre d'un plan fédéral de Santé publique. Les hôpitaux publics y participent aussi.

Jean-Claude Hennuy

 

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