Place du Jeu de Balle: les besoins en stationnement ne seraient pas rencontrés

La place du Jeu de Balle, à Bruxelles.
La place du Jeu de Balle, à Bruxelles. - © Google Maps

Les besoins cumulés des riverains, des commerçants et de la clientèle de la place du Jeu de Balle ne sont actuellement pas rencontrés par les places de stationnement disponibles en voirie, ressort-il d'un décompte effectué par l'échevine en charge de la politique de stationnement, Marion Lemesre.Interpellée en fin de soirée dans le cadre du débat budgétaire à la Ville de Bruxelles, Mme Lemesre a présenté le budget d'investissement de quelque 4 millions d'euros réservé pour doter la Ville d'outils de gestion de son parc de 1200 horodateurs, devenu obsolète.

L'échevine a précisé qu'après une réorganisation de la cellule horodateurs de l'administration, elle avait fait procéder à une analyse spatiale des recettes, secteur par secteur, rue par rue.

"Cette analyse nous permet de préparer un véritable Plan d'action communale de stationnement qui répondra au triple objectif d'améliorer le service au citoyen, la mobilité et les recettes de stationnement", a précisé Mme Lemesre.

Il ressort de cet examen que sur l'ensemble des 47 000 places de stationnement disponibles en voirie sur le territoire de la Ville -à l'exception des quartiers de Neder-Over-Hembeek, Roosevelt et Haren-, 17 000 places sont réglementées alors que 25.000 cartes dérogatoires sont délivrées par an.

"La rentabilité d'un horodateur qui doit tenir compte de cette donnée devrait tourner autour de 3.696 euros par mois. Or, certains ne rapportent que 10 euros/mois comme sur le Plateau du Heysel", a encore dit Mme Lemesre.

Dans le contexte de la polémique entourant le projet de parking sous la place du Jeu de Balle, l'échevine du stationnement a livré les données suivantes: on dénombre 777 places de stationnement dans le périmètre Blaes/rue Haute jusque Miroir et Tanneur, et 670 cartes riverains.

Sur le papier, il ne reste donc qu'une centaine de places pour le stationnement de rotation, ce qui justifie, d'après Marion Lemesre, la demande de l'association des commerçants locaux de transformer les rues Blaes et Haute en axes exclusivement payants.

Cela éclaire d'un autre jour la nécessité de permettre aux riverains de bénéficier d'un certain nombre de places en sous-sol, payées par abonnement à prix réduit à négocier avec le futur concessionnaire, a souligné l'échevine MR.

Belga

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