Pistes cyclables à Bruxelles : faut-il miser sur le chemin de fer ?

Tronçon entre la gare du Germoir et la gare du Luxembourg
Tronçon entre la gare du Germoir et la gare du Luxembourg - © rtbf

Faut-il miser sur les chemins de fer pour élaborer de nouvelles pistes cyclables dans la capitale ? Beliris, l’expert en construction publique pour Bruxelles, vient en tout cas de lancer une étude de faisabilité pour trois nouveaux tronçons le long de voies ferrées. L’idée, c’est de mieux connecter Bruxelles avec sa périphérie pour créer une sorte de RER Vélo.

Trois itinéraires

Trois itinéraires sont concernés : Dilbeek-Bruxelles, Louvain-Bruxelles et Anderlecht-Bruxelles-Nord. Pour le premier, un tracé le long de la ligne ferroviaire L50 entre le Parc Roi Baudouin à Jette et le boulevard Bockstael est envisagé. L’itinéraire Louvain-Bruxelles pourrait suivre la ligne ferroviaire L36 entre la chaussée de Haecht à Haren et la gare de Schaerbeek. Le troisième itinéraire est situé à Anderlecht le long de la ligne ferroviaire L28 entre la station de métro Jacques Brel et l’ancienne gare de Cureghem.

De nombreux avantages

Des pistes cyclables à côté des trains, cela existe déjà dans la capitale et cela présente de nombreux avantages, comme ici entre la gare du Germoir et la gare du Luxembourg. "Je passe par ici tous les jours. Je viens de Linkebeek et je travaille au Parlement européen. J’ai pris un autre chemin pendant des années jusqu’à ce que je découvre ce chemin-ci qui est beaucoup plus sympa, ouvert et sans voitures", explique Axel.

L’avantage pour les cyclistes, c’est qu’à côté des voies ferrées, il n’y a quasiment aucun dénivelé. "Le chemin de fer se trouve dans les vallées donc effectivement si on sait le suivre sans trop s’en écarter, les connexions sont assez plates" explique Peter Dudal, ingénieur et responsable du projet RER vélo chez Beliris.

A Bruxelles, le potentiel est énorme, vu la densité du réseau ferroviaire. "Entre le chemin de fer et l’espace public, il y a tout un espace qui n’est pas exploité. Evidemment l’avantage c’est qu’on est complètement à l’écart de la circulation automobile. C’est aussi, bien souvent, plus direct, plus confortable et en puis souvent, ces connexions le long des voies ferrées, offre des vues dégagées sur la ville qui sont très intéressantes".

Travaux conséquents et complexes

Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain. Il s’agit de travaux particulièrement conséquents et complexes dans des espaces souvent pas très accessibles pour des engins de chantier. "Il y a d’abord la plupart du temps, un gros travail pour dépolluer les sols. Et puis, s’ensuivent d’important de travaux de terrassement. Ici par exemple, on a dû littéralement couper le talus. Il faut ensuite le renforcer pour faire en sorte que la stabilité soit maintenue. C’est seulement après cela que l’on peut commencer à construire la piste cyclable".

D’où cette étude de faisabilité qui doit déterminer le rapport coût/bénéfice pour ces 3 nouveaux tronçons. Résultat : dans un an.

Bruxelles: 40 km de pistes cyclables supplémentaires (JT 29/04/2020)

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