Pistache, une école maternelle bilingue à Bruxelles

Faute de subside, Pistache propose un enseignement privé. Du coup, les parents doivent débourser 290 euros par mois pour y scolariser leur enfant.
Faute de subside, Pistache propose un enseignement privé. Du coup, les parents doivent débourser 290 euros par mois pour y scolariser leur enfant. - © Belga Picture

Pour la première fois, une école maternelle privée totalement bilingue ouvre ses portes à Schaerbeek. Ce jeudi matin, il y a cinq élèves. Le système est simple: une semaine en français avec une institutrice francophone, puis une semaine en néerlandais avec une institutrice néerlandophone.

Cette école bilingue veut répondre à une demande de plus en plus fréquente à Bruxelles: le bilinguisme français-néerlandais dès la maternelle. Nicholas Crowther est le père d'un enfant de deux ans et demi inscrit dans cette nouvelle école bilingue baptisée "Pistache". "Bruxelles, c’est une ville bilingue. Donc, nous, on trouve que c’est important que nos enfants aient une maîtrise de ces deux langues", avance-t-il.

Véronique Van Merris est à l'origine de cette école bilingue qui va plus loin que l'immersion linguistique. "Ici, il y aura 50% de néerlandais et 50% de français, explique l’enseignante. Moi, je donnerai cours une semaine aux petits et une semaine aux grands, comme je suis l’institutrice néerlandophone. Ma collègue francophone fera le contraire."

Faute de subside de la Communauté flamande ou de la Communauté française, Véronique Van Merris doit proposer un enseignement privé. Elle déplore: "Je n’ai pas d’autres solutions pour le moment. Pour le moment, ça coûte donc 290 euros par mois."

Certains redoutent des effets négatifs d'un enseignement bilingue précoce. Ce sont des craintes injustifiées, comme l'explique Henny Bijleveld, spécialiste à l'ULB. "C’est une vision complètement mise de côté par toutes les recherches qu’on a pu faire au niveau psychologique et au niveau neurologique", réfute-t-elle.

Par souci de continuité pédagogique, les deux institutrices espèrent pouvoir ouvrir, par la suite, des classes bilingues primaires et secondaires.

Jean-Claude Hennuy – Delphine Wilputte

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