Philippe Van Cauwenberghe en correctionnelle à Charleroi dans l'affaire Vandezande

Philippe Van Cauwenberghe
Philippe Van Cauwenberghe - © Belga - Virginie Lefour

Comme prévu, l'audience de ce vendredi a servi à établir un calendrier des séances suivantes du procès où Philippe Van Cauwenberghe se retrouve sur le banc du tribunal correctionnel de Charleroi. L’actuel échevin des Sports et du Commerce de Charleroi est poursuivi par l’auditorat du travail pour faux, usages de faux et abus de biens sociaux. L'étape suivante a été fixée au 6 septembre.

C’est au cours de l'enquête menée sur les activités de l'entrepreneur carolo Michel Vandezande que les enquêteurs avaient mis en évidence l'existence de travaux litigieux réalisés par cet entrepreneur au sein de l'habitation privée de Philippe Van Cauwenberghe située à Montignies-sur-Sambre.

Selon l'auditorat, l'échevin des Sports aurait bénéficié de prix défiant toute concurrence : à savoir un coût total de 2 700 euros pour la toiture, des portes, des châssis et une chaudière alors que ces frais auraient dû avoisiner les 45 000 euros.

De l'avis du Ministère public, ces dépenses étaient contrebalancées par l'entrepreneur via un système de surfacturation sur des chantiers publics en cours. Sur ce point, Philippe Van Cauwenberghe a toujours nié toute intention frauduleuse et se dit serein quant à l'issue de ce procès.

Dans ce dossier, l'échevin n'est qu'une partie présumée de l'iceberg puisque la fraude sociale imputée à la SA Vandezande porterait, selon l'auditorat, sur plus de 100 travailleurs au noir et avoisinerait les 2,4 millions euros.

Michel Vandezande et sa fille Sylvie, qui avait fait de la détention préventive à l'époque, seront également parties au procès.

Un calendrier a été fixé vendredi pour l'examen du dossier. L'instruction d'audience, la plaidoirie de la partie civile Versant-Est et le réquisitoire auront lieu le 6 septembre. Les avocats des prévenus plaideront le 20 septembre.

Paul Magnette maintient sa confiance

Le bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette, qui maintient pour l'instant sa confiance en Philippe Van Cauwenberghe, attend une décision définitive de la justice avant de prendre position, contrairement à la règle pratiquée autrefois et qui avait valu une première démission à Van Cauwenberghe Jr, suite à une inculpation pour des faits de menaces lors d'une campagne électorale. Ce dossier-là avait d'ailleurs abouti à son acquittement tant en première instance qu'en appel.

Belga, Daniel Barbieux

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