Philippe Close: "Mon boulot n'est pas d'encourager la désobéissance civile, mais de gérer une ville"

L'attitude de la police était-elle mesurée? "Non", répondent les organisateurs.
L'attitude de la police était-elle mesurée? "Non", répondent les organisateurs. - © ANTONY GEVAERT - BELGA

La réponse de la police a-t-elle été disproportionnée lors de la manifestation Extinction Rebellion samedi dernier Place Royale? Des gaz lacrymogènes ont été lancés, les canons à eau utilisés. Plus de 400 personnes arrêtées. Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles maintient son soutien en son commissaire en chef et en son corps de police. "L'intervention policière était nécessaire", estime Philippe Close.  

Cette intervention musclée des forces de l'ordre pour faire évacuer les militants écologistes d'Extinction Rebellion continue de faire débat. Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close, attend un rapport de police au sujet des moyens utilisés par les forces de l’ordre pour disperser les manifestants.

Analyse de risques

Mise en cause par le syndicaliste flamand Patrick Roijens, Philippe Close a réagi ce matin. "Une manifestation n'est jamais évaluée sur son contenu. Le bourgmestre est neutre et il décide sur base d'une analyse de risques pour les citoyens, la ville et la police", explique le Bourgmestre de Bruxelles.

Il rappelle que les manifestants se sont déployés dans la zone neutre où tout rassemblement est normalement proscrit. Mon boulot n’est pas d’encourager la désobéissance civile mais de gérer une ville, insiste le Bourgmestre de Bruxelles. Quand je tolère pendant 4 heures une manifestation et que je demande qu’on dégage le transport public, on doit aussi être raisonnable de l’autre côté et ne pas mettre un bateau qui obstrue les rails. " 

"Une réponse démesurée"

Pour les organisateurs de la manifestation, le son de cloche est tout autre. Ils parlent " d’une réponse démesurée de la police ". Pareil du côté de Benoit Hellings, Echevin du Climat à la ville de Bruxelles. Sur Facebook, il déclarait hier que " lors de la dispersion de cette manifestation spontanée (et donc non concertée) par la Police, des actes de violence - comme l’usage de sprays au poivre et des coups de matraques - ont eu lieu. " Pour l’Echevin bruxellois, " cette violence pose une grave question qui mérite des réponses (…) Les Conseiller.e.s de Police analyseront plus en profondeur encore tous les aspects de ce douloureux moment. "

Ce à quoi Philippe Close répond que 600 personnes ne peuvent pas prendre en otage 1,2 millions de personnes. " Il faut trouver un juste équilibre et c’est ce que je vais essayer de faire cette semaine. " Le bourgmestre de Bruxelles doit rencontrer des militants d'Extinction Rebellion cette semaine. Un rapport de la police sur ces évènements est lui aussi attendu dans les prochains jours.

Journal télévisé du 13/10/19

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