Phase 1B de la vaccination : les personnes souffrant de comorbidités ne seront pas convoquées tout de suite

Dès ce lundi, la campagne de vaccination contre le Covid-19 passe à la vitesse supérieure. La phase 1B du plan doit être enclenchée. Un million de personnes sont concernées : les plus de 65 ans, mais aussi celles souffrant de pathologies bien spécifiques.

On peut, parmi d’autres pathologies, citer les malades du sida, les personnes souffrant d’une maladie chronique du foie, ou encore celles qui présentent un système immunitaire affaibli. La liste, plutôt longue, a été établie sur base d’un avis du conseil supérieur de la santé.

Repérer et contacter les personnes à risque

Reste les questions pratiques : comment repérer et contacter ces personnes à risque ? Le mécanisme est assez complexe. Les mutualités sont chargées de pointer leur profil dans leur base de données. Pour ce faire, deux outils : les remboursements de consultations et de médicaments.

Les mutualités devront ensuite ajouter cette liste à la base de données "vaccination" des Régions.

Les mutualités et les médecins généralistes mis à contribution

Mais certaines personnes pourraient échapper à la vigilance des mutuelles. On peut donner l’exemple d’une personne souffrant d’obésité : la trace de ses consultations et sa consommation de médicaments ne permettront pas forcément de la repérer. Elle est pourtant elle aussi considérée comme public prioritaire.

C’est là que les médecins généralistes interviennent. Ils pourront compléter cette liste avec leurs patients qui entrent dans les critères de cette phase 1B.

Un contretemps lié à la protection de la vie privée

Dans cette base de données, seuls le nom et le numéro de registre national des personnes concernées seront visibles. Impossible de connaître la pathologie des personnes prioritaires.

La précision a toute son importance. Car cette question de respect de la vie privée est à l’origine d’un sérieux contretemps dans la mise en place du dispositif. L’Autorité de protection des données et le Conseil d’Etat avaient en effet rendu un avis défavorable à la première mouture de la procédure, considérée comme trop peu respectueuse de la vie privée.

Les listes sont prêtes, mais pas de convocation avant le mois d’avril

Pourtant les mutualités l’assurent : elles sont prêtes. Les listes des personnes vulnérables sont établies depuis une quinzaine de jours. Mais il y a un cadre légal à respecter et cela prend du temps.

D’ailleurs, la procédure n’est pas terminée. Afin de rendre le système légal, un accord de coopération entre l’Etat, les communautés et les Régions doit à présent être signé. La Wallonie est censée acter le dispositif à la fin du mois de mars, la communauté germanophone, au début du mois d’avril. Aucune convocation ne sera envoyée avant.

D’ici là, c’est donc le seul critère de l’âge qui sera pris en compte pour l’envoi des convocations. Certaines personnes, qui présentent des facteurs comorbidités, ont toutefois déjà pu se faire vacciner dans l’hôpital où ils sont habituellement suivis. Plusieurs hôpitaux en Wallonie ont en effet décidé d’utiliser leurs doses excédentaires pour vacciner leurs patients les plus à risque.

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