Petite bouffée d'oxygène pour la Sabca et la Sonaca à Gosselies

Il fait un temps radieux, aujourd’hui, vous l’aurez remarqué. Mais si vous levez les yeux vers le ciel bleu, vous n’apercevrez sans doute pas le moindre avion. L’aviation civile souffre lourdement de la crise sanitaire. L’aviation militaire, elle, poursuit ses activités et il y a des bonnes nouvelles du côté de la Sabca et la Sonaca, nos sociétés aéronautiques de Gosselies. Du côté de la Sabca tout d’abord : depuis 2001, l’entreprise s’occupe de la maintenance des 80 F-16 américains basés en Europe. Les Etats-Unis viennent de reconduire le contrat pour les 10 prochaines années. Ce qui garantit 100 emplois directs sur le site gosselien et d’autres emplois sur plusieurs bases militaires européennes. Ce contrat représente un chiffre d’affaires estimé à 250 millions de dollars sur 10 ans.

Retombées du futur F35

Le contrat du F35, le futur avion de combat américain acheté par l’armée belge, aura des retombées pour la Sabca, encore elle, Asco et la Sonaca : les 3 entreprises ont décroché ensemble des contrats pour la fabrication des gouvernes arrière de l’avion. Bernard Delvaux le patron de la Sonaca, entreprise qui va préparer et assembler ces pièces : "Ce n’est pas un contrat qui est d’une ampleur gigantesque, puisqu’on parle de 400 millions d’euros pour les 3 entreprises, étalés sur environ 15 ans. Donc ce n’est pas cela qui va changer la donne. Par contre, il est important de pouvoir accéder à ce type de compétences et de technologies de pointe, parce que c’est comme ça que l’industrie aéronautique fonctionne : en apprenant de nouvelles choses, on est préparé à ce qui va arriver dans les années à venir et à développer un business plus important grâce à ces compétences. Ça nous intéresse vraiment beaucoup car ça ouvrira des portes sur d’autres contrats commerciaux et militaires dans le futur." Se diversifier pour mieux rebondir après le choc de la crise Covid. : l’entreprise carolo, qui travaille principalement avec Airbus et Boeing, a vu son chiffre d’affaires diminuer de moitié en 2020 : de 800 à 400 millions d’euros. "La situation est évidemment problématique pour nous puisque le secteur aéronautique a perdu entre 40 et 50% de ses activités pour plusieurs années (on ne parle pas d’un retour à la normale avant 3 à 6 ans, selon les spécialistes). L’activité sur les F35 va mettre du temps à démarrer, puisque la production des premières pièces est prévue en 2023, et une production significative en 2025. Donc, ça ne va pas résoudre le problème du Covid, mais je pense que ça va renforcer les effectifs que nous avons sur le site de Gosselies – on parle de quelques dizaines d’ouvriers et de personnel qualifié tout autour". Un nouvel atelier dédicacé à cet assemblage sera construit d’ici 2023.

Sur le sujet des F-35: JT 07/09/2020

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