Pesticides en milieu rural: l'étude a été présentée pour la première fois au public mais n'a pas rassuré

Une vaste étude a été réalisée sur l'exposition aux pesticides des personnes qui habitent à la campagne. L'objectif était de mesurer les niveaux de pollution juste après les pulvérisations dans les champs.
Une vaste étude a été réalisée sur l'exposition aux pesticides des personnes qui habitent à la campagne. L'objectif était de mesurer les niveaux de pollution juste après les pulvérisations dans les champs. - © Philippe Huguen

On vous en a parlé en début de semaine : une vaste étude a été réalisée sur l'exposition aux pesticides des personnes qui habitent à la campagne. L'objectif était de mesurer les niveaux de pollution juste après les pulvérisations dans les champs.

Huit écoles ont participé à cette étude, dont l'école fondamentale Saint-Martin de Cortil Wodon. C'est là d'ailleurs que tout a démarré il y a trois ans, avec une étude pilote de la faculté de Gembloux Agro-bio Tec.

Jeudi soir, les résultats de cette étude ont été présentés pour la toute première fois à un public, qui a également pu poser ses questions aux auteurs de l'étude. Cette réunion se tenait dans la commune de Fernlemont.
Les participants étaient assez partagés. Certains ont salué la qualité du travail des chercheurs mais la plupart se montraient encore très inquiets face à cette problématique des pesticides.

Christelle Plomteux, la bourgmestre de Fernelmont, reconnait elle-même que toutes les inquiétudes n'ont pas pu être levées. "Je pense que l'inquiétude n'est pas uniquement axée sur Fernelmont. Chaque riverain, quel que soit l'endroit où il vit, veut avoir la meilleure qualité de vie. Et à ce stade, je ne crois pas qu'ils aient trouvé toutes les réponses à leurs questions. Cela dit, je crois que cela commence par le riverain lui-même : la manière dont il vit, dont il arrange son jardin, ce qu'il mange, les produits de nettoyage qu'il utilise… C'est un tout ! Maintenant, évidemment, cela ne suffit pas. Mais les choses sont amorcées ; une autre étude est d'ailleurs prévue."

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